| KC2 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 16 novembre 2025
dimanche 9 novembre 2025
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| Peter Turnley |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe américain Peter Turnley (b.1955). Je l’ai découvert sur Facebook, où il partage régulièrement son travail, entre reportages sur l’actualité internationale et scènes de vie quotidienne à Paris, New York ou Cuba.
Installé à Paris depuis 1978, il a couvert des conflits et des événements politiques et sociaux dans plus de quatre-vingts pays, tout en poursuivant des projets plus personnels, comme son journal visuel de la pandémie de Covid-19. Son dernier livre, Paris je t’aime – publié le mois dernier – compile cinquante ans de photographies de la capitale, qu’il connaît et aime profondément.
On y retrouve à la fois le regard du photographe de rue et celui du photojournaliste. « Je vois ce monde avec simplicité », disait un autre grand photographe – Saul Leiter –, « c'est une source de joie infinie. »
dimanche 2 novembre 2025
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| W.S. - I do not understand (2017) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Walter Swennen (1946-2025). Walter Swennen s’intéresse très tôt à la poésie, à la philosophie et aux expérimentations artistiques des années 1960, notamment le happening et les avant-gardes proches de la Beat Generation. Il participe alors à des actions collectives et publie des textes poétiques, avant de choisir, dans les années 1980, de se consacrer pleinement à la peinture.
Son œuvre mêle avec humour et une grande liberté mots, signes, fragments d’objets, références à la bande dessinée ou à l’histoire de l’art. Swennen joue constamment avec les frontières entre l’image et le langage, entre le sens et ce qui lui échappe.
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| W.S. - Bras d'honneur (2005) |
Chez lui, le procédé plastique fait partie du sens ; la manière de peindre devient inséparable de ce que le tableau veut dire : « Le comment détermine le quoi », disait-il. Dans Bras d'honneur, il réduit le geste à sa plus simple expression : sans corps, sans visage, sans contexte, sans auteur, ce bras d’honneur devient le geste lui-même. Dans I don't understand – l’expression « je ne comprends pas » répétée dans plusieurs langues – les superpositions et les brouillages pourraient justement rendre le message incompréhensible. Le tableau nous fait presque éprouver ce qu’il dit. Mais nous comprenons.
Dans ces deux œuvres, il complique ou simplifie les moyens, mais le résultat est le même : le sens ne s’affaiblit pas, il semble au contraire s’en trouver renforcé. La forme ne se contente pas d’accompagner l’idée : elle en fait partie. J'aime beaucoup le travail de Walter Swennen.
samedi 1 novembre 2025
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| Anon. |
Une image et des mots. "Entre les forts et les faibles c’est la loi qui protège et la liberté qui opprime", disait Lacordaire. Pour aller avec ce cliché dont je ne connais pas l'auteur, voici quelques lignes de Hugo, extraites des Misérables (1862) :
Tant qu'il existera, par le fait des lois et des moeurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers, et compliquant d'une fatalité humaine la destinée qui est divine ; tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l'homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l'atrophie de l'enfant par la nuit, ne seront pas résolus ; tant que, ,dans certaines régions, l'asphyxie sociale sera possible ; en d'autres termes, et à un point de vue plus étendu encore, tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles.
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A. Cecioni - Les brodeuses (1866) La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'italien Adriano Cecioni (1836-1886), originaire de la région...



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