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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 25 octobre 2025
dimanche 19 octobre 2025
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| John Mayer - Lost in time (2024) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre sud-africain John Meyer (b.1942), chef de file du réalisme contemporain en Afrique du Sud.
Né à Bloemfontein, formé à Johannesburg, il a d’abord travaillé dans la publicité avant de se consacrer entièrement à la peinture.
Sur son site, il écrit : “History, film and art are my great passions… I work alone, searching for the details, anything that may help me build an understanding of the work.”
Cette exigence se sent dans ses toiles : le soin du détail, la construction précise de la lumière, le temps passé à chercher ce qui rendra l’image juste. Admirateur de Velázquez et de Degas - et certains critiques le voient dans sa manière d’unir la rigueur du dessin à une sensibilité plus intime -, presque cinématographique, John Meyer est connu pour ses grandes séries thématiques - sur la guerre des Boers, la vie de Nelson Mandela, les migrations, ou encore The Planet Series - mais aussi pour ses portraits et ses paysages.
dimanche 12 octobre 2025
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| F. S. - Fisher girl, North Yorkshire (1890s) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe anglais Francis Meadow “Frank” Sutcliffe (1853–1941), figure marquante de la photographie britannique de la fin du XIXᵉ siècle, et témoin privilégié de la vie dans la ville côtière de Whitby, dans le Yorkshire. Issu d’une famille d’artistes - son père, Thomas Sutcliffe, était peintre -, il découvre très jeune l’univers des images et de la lumière. Après la mort de son père, il doit subvenir aux besoins de sa famille et devient portraitiste, d’abord à Tunbridge Wells, puis à Whitby où il s’établit définitivement. C’est là qu’il réalise la majeure partie de son œuvre : une chronique visuelle de la vie quotidienne dans une petite ville maritime à la fin de l’époque victorienne.
Ses photographies de pêcheurs, d’enfants, de familles et de paysages du littoral sont aujourd’hui considérées comme un témoignage unique de cette époque.
Sutcliffe est resté fidèle à une ambition : montrer la dignité du monde ordinaire avec un sens aigu de la composition et de la lumière naturelle. Même lorsqu’il se disait contraint de "gagner sa vie avec les touristes", il trouvait dans les visages de ses voisins, dans les ruelles ou sur la plage, une poésie simple et directe. Membre fondateur du Linked Ring Brotherhood, qui défendait la photographie comme art à part entière, Sutcliffe a également beaucoup écrit sur son métier et dirigé, jusqu’à sa mort, le musée de Whitby.
Ce que j’aime dans ses images, c’est leur humanité tranquille ; ses photos semblent respirer la mer, la lumière, et la vie.
dimanche 5 octobre 2025
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| Ganjifa moghol |
Le vide-grenier du dimanche. Deux Ganjifas, ces cartes d’un jeu ancien, originaire de Perse, qui a pris tout son essor en Inde à partir du XVIᵉ siècle, surtout sous les Moghols. Ces cartes ne sont pas simplement des cartes à jouer : elles sont peintes à la main, parfois sur des matériaux précieux : ivoire, écaille de tortue, bois, carton ou pâte de papier, selon le rang social et la fortune. Chaque jeu compte plusieurs enseignes (ou « suits »), numérotées de 1 à 10, plus deux cartes de cour : le roi (ou rajah) et le vizir/ministre. Dans les versions les plus élaborées comme le Dashavatara Ganjifa, on peut trouver 10 à 16 enseignes, avec des thèmes tirés de la mythologie, des avatars de Vishnou, des constellations...
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| Ganjifa moghol |
Ce que j’aime dans le Ganjifa, c’est qu’il résume en miniature ce que j’admire dans les arts traditionnels : le soin, le récit, la matière. Une carte de ce jeu, même délaissée comme outil, reste un petit tableau, un fragment d’histoire - mythe, astrologie, légende ou simple visuel raffiné.
Elle laisse deviner un monde ancien, où chaque image compte, chaque couleur, chaque trait.
Et je trouve ça émouvant : c’est un objet trivial - une carte à jouer - et en même temps empli de poésie. Triviales dans leur usage, mais précieuses par leur exécution, ces cartes rappellent combien, dans la culture indienne, le quotidien peut se mêler naturellement au spirituel et au merveilleux.
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