In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 27 septembre 2025

Christa Merk
Une image et des mots. Un cliché de la photographe néerlandaise Christa Merk.
Et quelques vers de Saint-John Perse, extraits de Vents IV (1946).

Il nous suffit ce soir du front contre la selle, à l’heure brève de la sangle […] Mais quoi ! n’est-il rien d’autre, n’est-il rien d’autre que d’humain ?

Et ce parfum de sellerie lui-même, et cette poudre alezane qu’un songe, chaque nuit,

Sur son visage encore promène la main du Cavalier, ne sauraient-ils en nous éveiller d’autre songe

Que votre fauve image d’amazones, tendres compagnes de nos courses imprégnant de vos corps la laine des jodhpurs ?

AI1

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dimanche 21 septembre 2025

M.E. - Maison au bord de l'eau
La veillée du dimanche. Deux toiles du peintre grec Michalis Economou (1888-1933). Né au Pirée, il se forme auprès de Konstantinos Volanakis avant de partir à Paris, où il vit une vingtaine d’années et expose régulièrement. De retour en Grèce, il devient l’un des peintres les plus personnels de l’entre-deux-guerres.
Economou a surtout peint des paysages marins, des rivages paisibles, des maisons au bord de l’eau, comme autant d’évocations nostalgiques de son pays.
Economou a surtout peint des paysages marins, des rivages paisibles, des maisons au bord de l’eau, comme autant d’évocations nostalgiques de son pays.
Loin de la Grèce pendant de longues années, il n’a pourtant jamais cessé de peindre cette Grèce intérieure, rêvée, dont il retrouvait la lumière par la couleur. Sa palette, faite de bruns, de verts et d’ocres assourdis, semble retenir la lumière plus qu’elle ne la reflète.
M.E. - Au champ

Ce qui me touche dans son travail, c’est cette atmosphère à la fois familière et distante, où les  paysages ne décrivent pas tant un lieu qu’un sentiment : celui du retour impossible, du souvenir qui se transforme en vision.
Chez Michalis Economou, la mer, le ciel, les murs blanchis ne sont pas seulement des motifs ; ils deviennent les traces d’un attachement à un pays que la peinture seule semblait pouvoir retenir.

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dimanche 14 septembre 2025

Nick Hedges - Liverpool (1969)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe anglais Nick Hedges (1943-2025), disparu récemment. Après une formation au Birmingham College of Art, il se fait connaître dans les années 1960 et 1970 par son travail documentaire mené notamment pour la Shelter National Campaign for Homeless People, une organisation créée en 1966 pour dénoncer les conditions de logement en Grande-Bretagne.

Nick Hedges
Pendant près de dix ans, Hedges sillonne le pays et photographie des familles vivant dans des habitats insalubres, des logements précaires ou des cités ouvrières en difficulté.
Son regard ne cherche pourtant jamais à réduire ces existences à leur pauvreté : il capte la dignité, la tendresse et la solidarité dans des environnements souvent durs. Ses images en noir et blanc frappent par leur humanité directe et pudique, leur lumière douce, et cette attention portée à la vie ordinaire – gestes, visages, intérieurs modestes – qui fait toute la force du documentaire social britannique de cette époque. Ce sont des photographies qui, sans grandiloquence, continuent de parler de fragilité, de dignité et de cette capacité à tenir debout malgré les difficultés.
LL1

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dimanche 7 septembre 2025

B. Fleetwood-Walker - Amity (1933)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre britannique Bernard Fleetwood-Walker (1893-1965), un artiste aujourd’hui moins connu qu’il ne le mérite. Né à Birmingham dans une famille d’ingénieurs et d’artistes – il est l’arrière-petit-fils du peintre aquarelliste Cornelius Varley, cofondateur de la Royal Watercolour Society – il reçoit une formation rigoureuse fondée sur le dessin et la maîtrise technique. D’abord formé comme orfèvre, il étudie ensuite à la Birmingham School of Art and Crafts, à Londres et à Paris, notamment auprès de Fleury.

B.F-W. - Repose (1925)
Marqué par la Première Guerre mondiale, durant laquelle il sert comme sniper dans les Artists Rifles et continue à dessiner malgré les blessures et les gaz, Fleetwood-Walker revient à Birmingham où il mène de front une carrière d’enseignant et de peintre.
Professeur influent et exigeant au Birmingham College of Art, il encourage chez ses élèves une discipline du dessin alliée à une grande liberté dans l’usage des techniques et des médiums, tout en les sensibilisant aux courants artistiques contemporains. Fleetwood-Walker est aujourd'hui considéré comme l'un des peintres britanniques les plus accomplis et les plus singuliers de sa génération.

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...