| FL4 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 27 novembre 2022
samedi 26 novembre 2022
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| Anonyme |
La femme remonte à la plus haute antiquité. Phorcypeute l'Énumérateur la cite déjà dans ses ouvrages.
Le vicomte Amable de Vieuval fait mention d'elle avec vivacité et Casanova ne la raconte qu'avec la plus grande affection. Elle a su provoquer le lyrisme d'Hermogène le guttural et de Chyme l'Environnaire. Horace la vante et Pétrarque l'exalte, le docteur Gaucher l'étudie.
C'est l'effet de sa grande importance, car elle joue un rôle capital dans la suite des générations et le déroulement même de l'Histoire.
dimanche 20 novembre 2022
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| K.H. - Trois femmes à la fenêtre (1939) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres de Karl Hofer (1878-1955), l'un des grands représentants de l'expressionnisme allemand. Né à Fribourg-en-Brisgau, il étudie à l’Académie des beaux-arts de Munich, puis à Karlsruhe avant de découvrir les grands courants européens de son temps : le fauvisme, le cubisme, le symbolisme, mais aussi l'œuvre d'Edvard Munch, qui marquera durablement sa sensibilité. Sans appartenir au groupe Die Brücke, il s'inscrit pleinement dans la mouvance expressionniste.
Ses portraits et scènes de la vie quotidienne dégagent un sentiment de solitude et de gravité, comme s’il cherchait à saisir ce qu’il reste d’humain dans les temps troublés.
Sous le régime nazi, son œuvre est qualifiée d'« art dégénéré ». Il est révoqué de son poste d'enseignant et plusieurs de ses tableaux sont détruits. Après la guerre, il retrouve l'Académie des beaux-arts de Berlin, où il joue un rôle important dans le renouveau artistique allemand.
Ce qui me touche chez Karl Hofer, ce sont ces visages fermés, ces corps repliés dans un silence lourd, cette manière de suggérer davantage qu'il ne raconte. Il ne cherche pas à expliquer les tourments de son époque : il les laisse affleurer dans les regards, les silences, et les gestes.
dimanche 13 novembre 2022
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| Skander Khlif - Flatiron |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe d'origine tunisienne Skander Khlif (b.1983). Né à Tunis, il découvre la photographie à l’occasion d’un projet scolaire, et comprend très tôt sa capacité à révéler la beauté du quotidien. Il met pourtant cette passion entre parenthèses pour suivre des études d'ingénieur en haute technologie à Nuremberg, avant de revenir pleinement à la photographie. Aujourd'hui installé à Munich, il considère les espaces publics comme des scènes de théâtre où chaque passant joue son rôle, parfois drôle, parfois émouvant, toujours unique. Amoureux des images prises sur le vif, il guette la lumière, les formes et les couleurs, cherchant ces instants où une scène ordinaire devient une petite histoire, tout en gardant une part de mystère.
C'est tout à fait par hasard qu'il y a quelques mois j'ai découvert sa page Facebook, ICI. Fasciné par les relations entre les êtres et leur environnement, par ces liens invisibles qui organisent la vie urbaine, Skander Khlif photographie New York, Paris ou Munich comme autant de lieux de rencontres, d'intimité et de mouvement.
Et voici – à la confluence de la photo de rue, de la photo d'art, et de la photo documentaire –, mon choix pour aujourd'hui : une passante devant l'emblématique immeuble newyorkais, au carrefour de Broadway et de la 5ème avenue, et une jeune fille sur le quai du métro parisien à la station Arts et Métiers. « La femme, disait Baudrillard, s'est toujours réservé la part captivante de la séduction...»
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