In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 5 novembre 2022

A. Schwarzschild - La chute d'Icare (1920)
Une image et des mots. Un tableau d'Alfred Schwarzschild (1874-1948) "La chute d'Icare", et quelque lignes de Nietzsche, extraites de Ecce homo, son dernier ouvrage avant la démence, écrit en 1888 et publié vingt ans plus tard.
[...] j'ai besoin de solitude, je veux dire de guérison, de retour à moi, du souffle d'un air pur qui circule librement... Tout mon Zarathoustra n'est qu'un dithyrambe en l'honneur de la solitude, ou, si l'on m'a compris, en l'honneur de la pureté... Heureusement, pas en l'honneur de la pure niaiserie ! — Qui sait voir les couleurs l'appellera adamantine... Le dégoût de l'homme, de la «canaille», fut toujours mon plus grand péril...
PG9

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dimanche 30 octobre 2022

A.Chaskielberg - Flaming path (2014)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de l'argentin Alejandro Chaskielberg (b.1977) que j'ai découvert en 2016 avec sa série Laberinto dans les pages du magazine Burn, édité par David Alan Harvey pour y présenter de jeunes photographes émergents. Formé d’abord au photojournalisme, Chaskielberg s’est très vite éloigné du réalisme pur pour construire un univers visuel à la frontière du documentaire et de la fiction. Travaillant souvent la nuit, il compose des images baignées d’une lumière étrange, entre rêve et réalité.
A.C. - Sinapsis (2014)

La photographie Sinapsis, issue de sa série Laberinto,
a été réalisée dans le labyrinthe créé en Patagonie par Claudio Levi et Doris Romera.
L’artiste raconte avoir été inspiré, pour cette scène, par les atmosphères nocturnes du film de Peter Greenaway Drowning by Numbers (1988).
Chez Chaskielberg, la lumière, les poses, la couleur forment un langage à part. Tout paraît réel, mais quelque chose déroute ; une façon, sans discours ni effets, de laisser affleurer la part fictionnelle du monde.
AB1

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dimanche 23 octobre 2022

B.W.L. - Shere church, Surrey (1902)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de Benjamin William Leader (1831-1923), peintre paysagiste britannique qui a consacré toute son oeuvre à célébrer la beauté de la campagne anglaise. Né à Worcester, Leader s’est formé d’abord auprès de son père, ami de John Constable (voir oct.2013 et sept.2019), puis à la Royal Academy de Londres, où il s'est rapidement fait une réputation pour son talent à représenter la nature. Son style, qui mêle influences préraphaélites et approche naturaliste, se distingue par des détails minutieux et un travail subtil de la lumière.
B.W.L. - An English river in autumn
(1877)

Leader ne se contente pas de représenter le paysage : il en restitue la quiétude, la lenteur et la beauté fragile.
L'une de ses œuvres les plus célèbres, February Fill Dyke (1881), dépeint un paysage enneigé inondé par des rigoles et des ruisseaux, symbole de la transition hivernale.
Toutes évoquent la tranquillité et la beauté intemporelle de la campagne ; elles sont aujourd'hui présentes dans de nombreuses collections, et peuvent être admirées notamment à la Tate Britain et à la Worcester City Art Gallery.
VW3

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Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...