In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 30 juillet 2022

anonyme

Une image et des mots. Ce cliché, dont je ne connais pas l'auteur, m'a fait penser à cette phrase d'André Comte-Sponville : "L'éternité, c'est quand tout s'arrête et que le présent continue".
Par association d'idées, ce sont ces quelques lignes de son Traité de la béatitude et du désespoir que j'ai choisies pour l'accompagner.

Désespoir. L'histoire ne va nulle part. Elle avance peut-être, en tous cas elle bouge, mais n'a d'autre but, à chaque instant, que le pas (à supposer que ses mouvements innombrables, infimes ou grandioses, puissent, dans leur contemporanéité dispersée, se réduire à l'unité d'un pas) qu'elle effectue.
En avant ? En arrière ? C'est selon votre point de vue, et l'orientation de vos désirs. Car l'axe temporel ne suffit pas : on peut faire un pas en avant vers le passé, ou un pas en arrière vers l'avenir : c'est le propre des décadences. [.....] Labyrinthe ; l'histoire n'avance que vers elle-même.

WN10

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dimanche 24 juillet 2022

W.G. - Jeunes montagnards (1867)

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre réaliste polonais Wojciech Gerson (1831-1901), également théoricien de l’art et pédagogue. Formé à l'Académie des beaux-arts de Varsovie, dont il sort avec les honneurs, il intègre ensuite celle de Saint Petersbourg pour y étudier la peinture historique. Puis il part à Paris où il suivra l'enseignement de Léon Cogniet.

W.G. - Le concert des bergers (1862)

Il traduit en polonais le Traité de la peinture, de Léonard de Vinci, et, de retour à Varsovie, donne des cours dans son propre atelier ; il comptera parmi ses élèves quelques grands noms de la peinture néo-romantique polonaise parmi lesquels Léon Wyczółkowski (voir publication d'avril 2008) ou Anna Bilinska (voir publication de juillet 2011). Son œuvre, souvent consacrée à l’histoire, aux paysages et aux traditions polonaises, participe de cette volonté de préserver par l’image une mémoire nationale et un sentiment d’appartenance dans une Pologne alors privée d’indépendance.
Une grande partie de sa production a malheureusement disparu pendant la Seconde Guerre mondiale : volée par les Nazis, elle n’a jamais été retrouvée.

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dimanche 17 juillet 2022

M. Martinček - La terre (c.1965)
La veillée du dimanche. Deux clichés du Slovaque Martin Martincek (1913-2004), déjà présenté ici en juillet 2012. Époux de l’artiste peintre et décoratrice Ester Šimerová, à qui sera consacrée une prochaine publication, il mena d’abord une carrière de juriste et de haut fonctionnaire avant d’être contraint, en 1948, de quitter la vie publique. Il exercera alors divers petits métiers avant de se consacrer tardivement, à quarante-huit ans, à la photographie professionnelle.

M.M. - Enfant de Liptov (1960s)
Martinček photographie avec une grande humanité la nature et la vie des paysans de Liptov, sa région natale, dans une œuvre à la fois sobre et profondément poétique, plusieurs fois publiée et exposée.
Une fois encore, j’ai eu du mal à faire un choix – « cette ombre de liberté », disait Alain – et pour découvrir toutes les belles photographies qui l’ont rendu difficile, c’est ICI.

AV10

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dimanche 10 juillet 2022

Adam Ciemniewski - Moisson

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre polonais Adam Ciemniewski (1866-1915). Il étudie la peinture et le dessin auprès de Wojciech Gerson - qui fera l’objet d’une prochaine publication - avant de s’installer à Munich en 1890. Cinq ans plus tard, il revient en Pologne, où il passera le reste de sa vie.

A.C. - Retour des champs (1895)
Salué pour sa maîtrise de la lumière latérale, Ciemniewski s’est surtout attaché à représenter des scènes religieuses et des scènes de la vie rurale, avec un regard empreint de calme et d’intériorité.
« Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là, simple et tranquille », écrit Verlaine.

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