| AK1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 24 juillet 2022
dimanche 17 juillet 2022
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| M. Martinček - La terre (c.1965) |
Une fois encore, j’ai eu du mal à faire un choix – « cette ombre de liberté », disait Alain – et pour découvrir toutes les belles photographies qui l’ont rendu difficile, c’est ICI.
dimanche 10 juillet 2022
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| Adam Ciemniewski - Moisson |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre polonais Adam Ciemniewski (1866-1915). Il étudie la peinture et le dessin auprès de Wojciech Gerson - qui fera l’objet d’une prochaine publication - avant de s’installer à Munich en 1890. Cinq ans plus tard, il revient en Pologne, où il passera le reste de sa vie.
Salué pour sa maîtrise de la lumière latérale, Ciemniewski s’est surtout attaché à représenter des scènes religieuses et des scènes de la vie rurale, avec un regard empreint de calme et d’intériorité.
« Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là, simple et tranquille », écrit Verlaine.
dimanche 3 juillet 2022
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| Bernard Plossu - Françoise |
La veillée du dimanche. Deux clichés de Bernard Plossu (b.1945), consacrés à sa compagne Françoise Nuñez, brutalement disparue la veille de Noël. Assistante de Jean Dieuzaide (voir avril 2022) à la fin des années 1970, elle était elle-même photographe et grande voyageuse - leur complicité, artistique autant qu’amoureuse, irrigue toute l’œuvre de Plossu.
Né au sud du Vietnam, il découvre la photographie à treize ans lors d'un voyage avec son père dans le Sahara.
Son regard se forme autant sur les routes que dans les salles obscures : adolescent à Paris, il préfère la Cinémathèque aux bancs de l'école.
À vingt ans, il part au Mexique avec une expédition ethnographique dans le Chiapas - ce premier grand voyage donnera naissance, quinze ans plus tard, à Le Voyage mexicain (1979), devenu un livre culte.
À vingt ans, il part au Mexique avec une expédition ethnographique dans le Chiapas - ce premier grand voyage donnera naissance, quinze ans plus tard, à Le Voyage mexicain (1979), devenu un livre culte.
Plossu n'a pas cessé de photographier le monde : l’Inde, le Mexique, les États-Unis, l'Afrique, et bien sûr la France. Il invente ce qu’il appelle le "surbanalisme".
« En 1970, je me suis rendu compte que les choses les plus banales étaient en fait extraordinairement surréalistes ! D’où la contraction des deux mots. Le "surbanalisme" est un pied de nez au surréalisme souvent pompier ! Selon moi, pas mal de mauvaises œuvres en ont trop fait sous l’étiquette facile de surréel. Des photos nulles de sandwiches, des images faussement délirantes ont été réalisées. Ça m’a permis de dire que rien n’est plus surréel que le banal !» (Culturopoing de novembre 2015).
Il privilégie rapidement le noir et blanc et l’usage exclusif d’une focale de 50 mm : « la vision humaine ». Ses images, souvent floues, comme inachevées, cherchent moins à documenter qu'à retrouver le sentiment du monde : la poésie discrète d'un homme qui aura su avec sa compagne transformer le quotidien en voyage.
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