In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 31 janvier 2021

Ph Geluck - Le Chat et Tintin (2020)
La veillée du dimanche. C'est aujourd'hui qu'aurait dû se clôturer le 48e festival international de la bande dessinée d'Angoulême, si la pandémie Covid-19 n'avait empêché sa tenue.

Ph.G. - Kaboul 8h30 (2015)

Ça ne fait rien, faisons comme si... Et voici donc comme chaque année une publication qui rend hommage à deux de mes auteurs favoris : deux grands belges, le premier a véritablement enchanté mon enfance, le second me régale aujourd'hui.
AM1

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samedi 30 janvier 2021

Anonyme
Une image et des mots. Tout croire et ne rien croire, disait à peu près Poincaré, sont deux attitudes également commodes qui toutes deux dispensent de penser...
Devant cette image si représentative d'une époque gangrénée par les délires complotistes, à l'heure où le documentaire Hold-up se répand sur les réseaux sociaux comme une traînée de poudre (de perlimpimpin?), on peut se rappeler quelques lignes des Principes de politique, de Benjamin Constant (1767-1830).

Aujourd'hui je le sais, on se dispense de réfuter les idées que l'on veut combattre, en professant une égale aversion contre toutes les théories, quelles qu'elles soient. On déclare toute espèce de métaphysique au-dessous de tout examen, mais les déclamations contre la métaphysique et les théories m'ont paru toujours indignes de tous les hommes qui pensent. Ces déclamations ont un double danger ; elles n'ont pas moins de force contre la vérité que contre l'erreur, elles tendent à flétrir la raison, à diriger le ridicule contre nos facultés intellectuelles, à discréditer la plus noble partie de nous-mêmes ; et elles n'ont même pas l'avantage qu'on leur attribue. [....] L'on aura beau faire, la pensée seule peut combattre la pensée. Le raisonnement seul peut rectifier le raisonnement.

KK1

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dimanche 24 janvier 2021

E. Gordon - Wind from the sea (1965)
La veillée du dimanche. « Vous ne pouvez pas inviter le vent, mais vous devez laisser la fenêtre ouverte », dit Krishnamurti. Deux œuvres de l'américain Edward Gordon (b.1940), peintre scrupuleux de fenêtres et de vent.
Le rendu méticuleux des textures, le soin extrême apporté aux nuances du ciel et de la mer - toujours présente chez ce natif d'Ocean City, dans le New Jersey -, confère à ses toiles une perfection quasi photographique sans que jamais, pourtant, elles ne soient dénuées d'âme. 
E.G. - The music room (1965)

C'est du moins l'impression que j'en retire, ainsi qu'un profond sentiment de paix que la présence de ciels parfois menaçants n'altère jamais.
« My goal is to make paintings so realistic that viewers are drawn into the imagery space...»
L'homme, à ma connaissance en tout cas, n'est jamais représenté dans les pièces impeccables de ses belles villas côtières. Mais on appréciera le bon goût de celle ou celui qui a accroché aux murs de cette demeure – il semble, aux motifs de la balustrade, qu'il s'agisse de la même –, deux chefs-d'œuvre de Vermeer.
FF3

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dimanche 17 janvier 2021

François Vagnon - Tempête de sable (2004)
La veillée du dimanche. Deux  clichés du photographe François Vagnon, déjà présenté en février 2017. Il s'est d'abord illustré dans le domaine des effets visuels pour le cinéma, auprès notamment d'Alain Corneau, Costa-Gavras, James Ivory ou Régis Wargnier.
Il a également enseigné à Louis-Lumière, à La Fémis et à l'INA, partageant son expérience des trucages et des prises de vue robotisées.

F.V. - Ondulation du sable (2004)
Depuis quelques années, il se consacre pleinement à la photographie, avec un regard sans doute nourri par cette longue fréquentation du cinéma : le sens du cadre, de la lumière et de la construction de l'image. Ces deux photographies, prises en Namibie, figurent dans son très beau livre Abstraction du désert.
Le désert – « page blanche pour la nostalgie », écrivait Tahar Ben Jelloun – semble aussi rejoindre cette réflexion de Jacques Monod : « Parler du désert, ne serait-ce pas, d'abord, se taire comme lui, et lui rendre hommage non de nos vains bavardages, mais de notre silence ? »

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...