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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 27 décembre 2020
samedi 26 décembre 2020
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| Otto Greiner - Betende Hände (nd) |
Les mots pour aller avec sont un extrait d'une lettre de Calamity Jane à sa fille Janey, datée du 30 mai 1883.
Il n'y a vraiment rien dans ce monde d'aussi merveilleux que la foi d'un enfant dans quelqu'un qu'il aime.
Quand tu as dit ta prière devant moi, ce soir-là, tu as ajouté; "Dieu bénisse Jane Hickok et cet homme qui fut abattu dans le dos, où qu'il soit. Bénissez-le, parce que Jane l'aimait."
Je me suis demandé comment tu savais que je l'aimais. Bonne nuit, petite fille, et puisse Dieu te garder de tout mal.
dimanche 20 décembre 2020
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| Joaquim Eskildsen - Fireworks (1991) |
Il se forme ensuite à Helsinki auprès de Pentti Sammallahti (voir mars dernier), avec qui il partage le goût de la lumière naturelle, du détail discret et des atmosphères silencieuses.
Élevé à la campagne et nourri par les récits de sa grand-mère, Eskildsen voue depuis toujours une profonde affection à la nature. C'est ce qui l'amène, en 1993, à assister à Copenhague à un atelier animé par la photographe finlandaise Ritva Kovalainen, dont le travail explore les relations que l'homme entretient avec elle. Sa découverte de la photographie finlandaise le décide à s’installer en Finlande, où il étudie à l’Université d’Art et de Design d’Helsinki.
Il s’est fait connaître par ses séries au long cours, notamment The Roma Journeys (2007), fruit de six années de voyages à travers sept pays d’Europe auprès des communautés roms.
Son regard, toujours attentif et respectueux, évite le pittoresque comme la dénonciation : il cherche à montrer la dignité du quotidien, la beauté simple des gestes, la présence des enfants, des maisons, des routes. Qu’il photographie les paysans cubains (Home Works), les paysages du Nord ou la pauvreté américaine (American Realities, 2011), il garde le même équilibre entre précision documentaire et émotion contenue. Rien d’appuyé dans ces images d’un photographe pour qui voir, c’est d’abord comprendre et partager.
dimanche 13 décembre 2020
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| E.P. Bitkin - The evening train (1962) |
Héritier des traditions classiques de l’école de peinture russe, il y développe pourtant un univers bien à lui : des toiles souvent hivernales, volontiers crépusculaires, traversées de ciels lourds et de silences.
Ce que j'ai immédiatement aimé quand j'ai découvert son travail, c'est d'abord son art du cadrage : la disposition des personnages, la perspective et la composition des plans, tout semble pensé avec une précision cinématographique, où chaque détail contribue à l'atmosphère et à la narration visuelle.
Quant aux figures, elles possèdent une présence étonnante malgré - ou peut-être à cause de - leur imprécision : silhouettes parfois floues, presque absorbées par le paysage, mais qui semblent tout de même habitées, vivantes.
J’aime chez Bitkin cette manière de mêler réalisme et suggestion, tout en laissant au spectateur la place de se raconter une histoire.
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