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| WM2 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 26 décembre 2020
dimanche 20 décembre 2020
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| Joaquim Eskildsen - Fireworks (1991) |
Un tournant se produit en 1993, lorsqu’il assiste à Copenhague à un atelier de la photographe finlandaise Ritva Kovalainen. Il y découvre les livres de plusieurs photographes finlandais, parmi lesquels Jorma Puranen, Ismo Hölttö, Pentti Sammallahti (voir mars dernier) et Kristoffer Albrecht. Il raconte avoir été immédiatement frappé par cette photographie et par le livre comme forme privilégiée pour la montrer. Quelques semaines plus tard, il part pour Helsinki et, en 1994, commence ses études à l’Université d’Art et de Design. Il restera en Finlande jusqu’en 2007.
Il s’est fait connaître par ses séries au long cours, notamment The Roma Journeys (2007), fruit de six années de voyages à travers sept pays d’Europe auprès de communautés roms. Il y prend le temps de vivre auprès des familles qu’il photographie, loin du reportage pris sur le vif ou du regard simplement extérieur. On retrouve cette même attention dans Home Works, consacré à son environnement proche, ou dans American Realities (2011).
Eskildsen explique que la dimension sociale et critique vient seulement après. Ce qui compte d’abord pour lui, c’est de regarder les personnes et les paysages sans les enfermer dans des catégories, et de pouvoir les photographier « plus paisiblement ». Cette manière de faire donne à ses images une proximité particulière : on a moins l’impression qu’il observe une réalité qui lui est étrangère qu’il cherche à en partager quelque chose.
© Veilleur de Nuit – 2020
dimanche 13 décembre 2020
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| E.Bitkin - The Evening Train (1962) |
Sa peinture reste très attachée à la tradition réaliste russe : scènes hivernales, ciels lourds et souvent crépusculaires.
Je l’ai découvert avec ce tableau, The Evening Train, que j’aime beaucoup pour sa composition, qui lui donne quelque chose de très cinématographique.
Les personnages y contribuent aussi, avec cette présence étonnante malgré – ou peut-être grâce à – leur imprécision : des silhouettes parfois floues, presque absorbées par le paysage.
© Veilleur de Nuit – 2020
dimanche 6 décembre 2020
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| Linden Frederick - The blue room |
La veillée du dimanche. Deux œuvres de l’Américain Linden Frederick (né en 1953), originaire du nord de l’État de New York et installé dans le Maine depuis 1989. Il s’est fait connaître par ses peintures de petites villes et de paysages ordinaires, souvent à la tombée du jour ou pendant la nuit : maisons, routes, commerces, motels, bâtiments anonymes...
Ce qui revient, c’est la lumière. Une fenêtre éclairée, un lampadaire, les phares d’une voiture suffisent à révéler une présence humaine dans un paysage désert. On devine alors des vies derrière les murs, sans jamais les voir.
Il revendique d’ailleurs cette dimension narrative de sa peinture. En 2017, son projet Night Stories a réuni quinze de ses tableaux et les récits que des écrivains américains, parmi lesquels Richard Russo, Ann Patchett ou Elizabeth Strout, ont écrits à partir d’eux.
Si ses peintures ne racontent pas vraiment une histoire, elles donnent envie d’en inventer une.
© Veilleur de Nuit – 2020
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