In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 23 décembre 2017

H.H. - Haarlem, Pays-Bas (1949)
Une image et des mots. Un cliché du photographe néerlandais Henk Hilterman (1922-2015).
Et pour aller avec, quelques lignes d'Hannah Arendt, extraites de "La crise de la culture" (1961)

L'éducation est le point où se décide si nous aimons assez le monde pour en assumer la responsabilité, et, de plus, le sauver de cette ruine qui serait inévitable sans ce renouvellement et sans cette arrivée de jeunes et nouveaux venus. C'est également avec l'éducation que nous décidons si nous aimons assez nos enfants pour ne pas les rejeter de notre monde, ni les abandonner à eux-mêmes, ni leur enlever leur chance d'entreprendre quelque chose de neuf, quelque chose que nous n'avions pas prévu, mais les préparer d'avance à la tâche de renouveler un monde commun.

KL2

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dimanche 17 décembre 2017

Mark Power - Cracovie (2006)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe britannique Mark Power (b.1959), membre de l’agence Magnum.
Depuis plus de quarante ans, il photographie les paysages urbains et les territoires en mutation, avec une prédilection pour ces lieux ordinaires où l'histoire laisse des traces discrètes. Son projet "26 Different Endings", publié dans un livre remarqué, explorait par exemple les périphéries de Londres.

M.P. - Cracovie (2009)
Les clichés présentés aujourd’hui appartiennent à The Sound of Two Songs, série réalisée en Pologne à partir de 2004, année de l’entrée du pays dans l’Union européenne. Magnum avait alors confié à dix de ses photographes le soin de documenter les dix nouveaux États membres ; ce travail s'est poursuivi jusqu'en 2010.
« En tant que travail subjectif, disait Power, il ne s’agit pas d’un compte-rendu factuel de la Pologne contemporaine… mais je crois que cette série deviendra, avec le temps, un document important sur cette période fascinante de l’histoire de ce pays. » 
Aujourd’hui professeur à l’Université de Brighton, Mark Power compte parmi les photographes britanniques les plus importants de sa génération.
IW1

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dimanche 10 décembre 2017

R. Casas - Portrait de femme

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre et affichiste Ramón Casas I Carbó (1866-1932), l'une des grandes figures avec Santiago Rusiñol du modernisme catalan, cette déclinaison de l'Art Nouveau portée par une bourgeoisie cultivée soucieuse d'affirmer son identité, sa prospérité et son ouverture à la modernité. Issu d'une famille fortunée de Barcelone, il quitte l'école à l'âge de onze ans pour se former auprès du portraitiste Joan Vicenç à l'École de la Llotja.
Très tôt, il publie déjà des dessins dans la revue L’Avenç qu’il contribue à fonder en 1881.
R.C. - La paresse (1898)

Après un séjour de formation à Paris auprès de Carolus-Duran et d'Henri Gervex, il partage sa vie entre la capitale française et la Catalogne, où il se lie d'amitié avec Santiago Rusiñol.
En 1897, les deux hommes fondent avec Miquel Utrillo et Pere Romeu le célèbre cabaret Els Quatre Gats, haut lieu de l'avant-garde barcelonaise où le jeune Picasso exposera pour la première fois. Portraitiste recherché de la haute société, Casas est aussi l'un des pionniers de l'affiche moderne en Espagne : ses créations pour Codorníu ou Anís del Mono sont devenues des images emblématiques du modernisme catalan. Les deux tableaux présentés aujourd'hui rappellent qu'avant d'être un remarquable affichiste, Ramón Casas fut d'abord un très grand peintre.

MF1
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