In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 16 septembre 2018

Gustave Courbet - Mer calme (1869)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre Gustave Courbet (1819-1877), chef de file du réalisme, qui entendait faire entrer dans la peinture les hommes et les paysages du monde réel, loin des conventions de l’académisme et des hiérarchies de son temps.
Né à Ornans dans une famille aisée, il choisit de peindre la vie ordinaire – paysans, ouvriers, scènes de la vie quotidienne, paysages de Franche-Comté – à une époque où les Beaux-Arts privilégient encore les sujets historiques, religieux et mythologiques.

G.C. - La plage, coucher de soleil
(1867)
Il ne s'agit pas seulement pour lui de représenter autrement le monde : il veut donner aux sujets les plus humbles la même importance qu'aux rois et aux héros.
Avec Un enterrement à Ornans (1850), vaste scène provinciale traitée à l’échelle d’un tableau d’histoire, Courbet affirme cette volonté avec éclat. Son refus des conventions va encore plus loin avec L’Origine du monde (1866), œuvre longtemps cachée qui est devenue emblématique de sa peinture sans détour. Politiquement engagé, acteur de la Commune de Paris en 1871, il est emprisonné après la défaite, accablé de dettes et s’exile en Suisse, où il peint jusqu’à sa mort en 1877.
« Je n’ai jamais appartenu à aucune école, à aucune église, à aucune institution, à aucune académie, surtout à aucun régime, si ce n’est le régime de la liberté ».
En refusant de réserver la grande peinture aux grands sujets, Courbet contribue à redéfinir ce qui peut devenir un sujet de peinture. Cette liberté nouvelle ouvrira notamment la voie à l’impressionnisme.
 © Veilleur de Nuit – 2018

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