In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 2 avril 2017

C.C. - Woman in a white dress (1916)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'impressionniste américain Charles Courtney Curran (1861-1942), déjà présenté ici le 14/8/2011.
Curran s'est fait un nom grâce à ses portraits et scènes de genre raffinés, qui mettent souvent en scène de jeunes élégantes dans des environnements naturels ou une confortable intimité.

C.C - A Comfortable corner (1887)
Alors que l'art du XXᵉ siècle s'engage vers les avant-gardes, le cubisme ou l'abstraction, Curran demeure fidèle à une peinture de l'harmonie, de la lumière et de la beauté quotidienne. Cette fidélité lui a parfois valu d'être considéré comme un peintre conservateur. Mais elle explique aussi pourquoi ses œuvres continuent aujourd'hui de séduire par leur sérénité et leur maîtrise de la lumière, ce qui fait de lui l'une des figures attachantes de l'impressionnisme américain.
FM1
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samedi 1 avril 2017

Sappho (fresque de Pompéi)
Une image et des mots. Aujourd'hui, quand seuls quelques fragments de son oeuvre nous sont parvenus, il peut nous être difficile de mesurer à quel point la renommée de la poétesse Sappho (c.630-580 av. J.-C.), était à son époque immense ; comparable alors - dit-on -, à celle d'Homère. Cette fresque qui la représente un stylet à la main, réalisée au 1e s. après J.-C. a été découverte dans une villa de Pompéi.

Vase de Vari








Le vase, lui, date de 440-430 av. J.-C. et a été découvert à Vari, près d'Athènes où il est conservé.
On y voit Sappho, assise et qui déclame ses poèmes à un groupe de jeunes filles; elle tient à la main un rouleau sur lequel on peut lire :"J'écris mes vers avec de l'air..."
Sur ce mystère qu’est la naissance du poème, voici ce que dit, dans La trace du papillon (Actes Sud), le poète palestinien Mahmoud Darwich (1942-2008) :

Le deuxième vers.

Le premier vers est le don de l’invisible au talent. Quant au deuxième, il peut être poésie ou déception.
Le deuxième vers est le combat de l’inconnu et du connu. L’absence de signaux sur les routes,
un lieu rempli d’oppositions car tout possible est possible et il est la perplexité de la créature imitant le créateur.
Qui du mot ou de celui qui le dit mène l’autre ?
Le deuxième vers n’est pas donné.
Il se fabrique avec le savoir-faire de qui sait apprivoiser l’invisible.
Car tu vois et ne vois pas tant est forte l’ambiguïté entre lumière et obscurité.. […..]
Le possible est une forêt. Au tronc de quel arbre adosseras-tu ton imagination, à quelle bête échapperas-tu ?
DI1

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dimanche 26 mars 2017

Peter Gerdehag - The horseman (2014)

Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe et cinéaste documentariste suédois Peter Gerdehag (b.1953), qui consacre depuis plus de quarante ans son travail aux modes de vie traditionnels menacés de disparition. Photographe autant que cinéaste, il porte un regard d'une grande sobriété sur le monde rural suédois, sans nostalgie appuyée ni idéalisation, mais avec une profonde attention aux hommes, aux animaux et à la beauté austère des paysages qui les relient.

P.G. - Britt Georgsson (2011)
Ces deux images sont issues de deux de ses réalisations les plus connues : The Horseman (2006), consacré à un fermier solitaire vivant avec ses trois chevaux ardennais dans les montagnes du sud de la Suède, et Women with Cows (2011), portrait de deux sœurs âgées qui perpétuent une petite exploitation laitière traditionnelle. Immense succès en Suède, ce dernier documentaire suit Britt, qui continue de traire quotidiennement ses douze vaches malgré son âge, et sa sœur Inge, installée dans le village voisin. Chacune s'accroche à ce qu'elle chérit le plus au monde : Britt à ses vaches, Inge à sa sœur. Et Gerdehag filme ces attachements avec une retenue qui est peut-être la plus belle qualité de son œuvre.

JL1

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Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...