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| JL1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 26 mars 2017
dimanche 19 mars 2017
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| M. Borgeaud - La chambre blanche (1924) |
Issu d’une famille bourgeoise vaudoise, Borgeaud ne se tourne vers la peinture qu’à l’âge de 40 ans, après une décennie d’errances financières. En effet, ce n'est qu'après avoir pendant dix ans dilapidé dans la vie parisienne la fortune léguée par son père en 1889 - une décennie qui va se conclure par une cure de désintoxication au bord du lac de Constance -, que Marius Borgeaud consacre sa vie à la peinture. Il étudie alors assidûment à l'Académie Humbert à Paris (1901–1903), où il fréquente les milieux artistiques suisses et parisiens.
Marius Borgeaud laissera derrière lui une oeuvre à la fois intimiste et réaliste, peu montrée de son vivant, parfois perçue comme naïve mais qui refuse le pittoresque pour s’ancrer dans la vie ordinaire...
"Il a cherché auprès d'une humanité populaire, humble et rustique le dépaysement nécessaire à tant d'artistes, les milieux et les êtres les plus étrangers à ce qu'il était lui -même de par ses origines sociales, son éducation...[.....] ... À tout bien considérer, que l'on ait pu confondre l'homme et son oeuvre dit mieux que tous les éloges à quelle exactitude d'expression l'artiste était parvenu. Il était difficile de faire plus vrai."
"Il a cherché auprès d'une humanité populaire, humble et rustique le dépaysement nécessaire à tant d'artistes, les milieux et les êtres les plus étrangers à ce qu'il était lui -même de par ses origines sociales, son éducation...[.....] ... À tout bien considérer, que l'on ait pu confondre l'homme et son oeuvre dit mieux que tous les éloges à quelle exactitude d'expression l'artiste était parvenu. Il était difficile de faire plus vrai."
Georges Peillex, Marius Borgeaud, éditions Pierre Cailler, Genève 1962.
samedi 18 mars 2017
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| Joey Skaggs - Le Portofess (1992) |
Une image et des mots. L'image, c'est ce cliché du prankster américain Joey Skaggs (b.1945) se rendant en 1992 à la convention nationale démocrate.
Il s'y rend avec son confessionnal mobile, le Portofess, pour recueillir les confessions des politiciens.
Il s'y rend avec son confessionnal mobile, le Portofess, pour recueillir les confessions des politiciens.
Les mots sont d'Arrabal, extraits de sa pièce Le cimetière des voitures.
Dila. - Mais à quoi ça va-t-il nous servir d'être bons ?
Emanou. - Eh bien quand on est bon (il récite comme s'il avait appris une leçon par coeur), on ressent une grande joie intérieure, née de la paix de l'esprit dont on jouit lorsqu'on se voit semblable à l'image idéale de l'homme.
Dila, enthousiaste. - Tu le dis de mieux en mieux.
Emanou, fier. - Oui, je n'ai pas à me plaindre. je l'ai appris par coeur.
Dila. - Tu es rudement intelligent, toi : tu sais tout.
Emanou. - Pas tout, mais presque tout. Du moins les choses importantes, et toujours par coeur.
Dila. - Moi je crois que tu as en toi quelque chose de pas ordinaire... (Un temps.) Dis-moi un peu pour voir, tout ce que tu sais.
Emanou. - Eh bien je sais... à quoi ça sert d'être bon... Je sais jouer de la trompette... Je sais les mois de l'année sans en oublier un...
Dila. - Non ?
Emanou. - Si... je sais encore combien vaut chaque billet de banque... je sais les jours de la semaine par coeur aussi...
Dila. - Tu es merveilleux ! Et tu sais aussi penser et tout démontrer comme les gens importants ?
Emanou. - Oui, pour ça j'ai une méthode spéciale. Dis-moi de te démontrer ce qu'il y a de plus difficile.
Dila. - Démontre-moi que les girafes montent en ascenseur.
Emanou. - Les girafes montent en ascenseur parce qu'elles montent en ascenseur.
Dila, enthousiaste. - Comme c'est clair !
Emanou. - Je démontre tout aussi aisément.
Dila. - Tu es vraiment fort. (Un temps.) Et si je te demande de démontrer le contraire : que les girafes ne montent pas en ascenseur.
Emanou. - Ça serait encore plus facile : je n'aurais qu'à faire la même démonstration, mais à l'envers.
Dila. - Oh ! très bien ! Tu sais tout. Je te le dis : tu dois avoir quelque chose en toi, ou bien tu dois être le fils... (elle montre le ciel et dit gauchement)... de quelqu'un... de quelqu'un, disons, de très haut placé.
dimanche 12 mars 2017
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| W. B. - Log and horsetails (1957) |
Originaire de Pasadena, en Californie, il commence sa carrière artistique à New York comme chanteur, engagé dans la Music Box Revue d’Irving Berlin.
Il part ensuite en Europe pour poursuivre sa formation, et c’est à Paris qu’il découvre l'impressionnisme et le post-impressionnisme, dont il retient surtout le sens de la lumière et des variations du paysage. Il s’intéresse également à l’esthétique surréaliste, notamment à travers Man Ray.
De retour aux États-Unis, une rencontre est décisive : en découvrant les photographies d’Edward Weston, il se rapproche de la straight photographydéfendue par Alfred Stieglitz et Paul Strand – une photographie nette, sans effets, en réaction au pictorialisme.
Passionné par la physique quantique, la philosophie, et empreint d'une profonde spiritualité, Bullock conçoit la photographie comme un moyen de questionner le réel, d’en révéler les dimensions invisibles. "Mysteries lie all around us, even in the most familiar things, waiting only to be perceived ", ou encore : "When I feel a rock is as much of a miracle as a man, then I feel in touch with the universe ".
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