In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 6 août 2016

Hubbles - The pillars of creation (1995)

Une image et des mots. Ceci est la version HD des Piliers de la création, la photo prise par Hubble le 1er avril 1995 d'une petite partie de la Nébuleuse de l'Aigle.
Il s'agit d'un amas de molécules d'hydrogène et de poussière interstellaire dont la dimension se mesure en années-lumière. Si l'on revenait quelques milliards d'années en arrière et que l'on assiste à la naissance de notre soleil et de notre système solaire, c'est sans doute quelque chose comme ça que l'on verrait.

Pour aller avec, voici quelques lignes de Les nuits blanches, de Dostoïevski.

La nuit était merveilleuse - une de ces nuits comme seule notre jeunesse en connut, cher lecteur. Un firmament si étoilé, si calme, qu'en le regardant on se demandait involontairement : peut-il vraiment exister des hommes méchants et capricieux sous un si beau ciel ?

LC3

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dimanche 31 juillet 2016

Olli Kekäläinen - Echoes (2012)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du photographe finlandais Olli Kekäläinen (b.1981), déjà présenté en juin 2015. Peu exposé hors de son pays, il poursuit depuis plus de vingt ans un travail tout en retenue, fait de peu d’éléments, de beaucoup d’espace et d’une certaine impression de silence.
O.K. - A sparse bunch (2012)

On peut penser au minimalisme japonais : peu d'éléments, beaucoup d'espace, une impression de silence et de zénitude ; la beauté est simple.
Je n'en sais pas plus aujourd'hui qu'il y a un an pour ma première publication, mais Olli Kekäläinen semble tellement sympathique que c'est avec plaisir que je le présente à nouveau.
Pour en voir plus de son oeuvre et en apprendre toujours aussi peu sur lui, c'est [ICI].
OA2
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dimanche 24 juillet 2016

A. Marquet - Le jardin à Pyla (1935)
La veillée du dimanche. Deux œuvres d’Albert Marquet (1875-1947), associé au mouvement fauviste. Formé à l’École des Arts décoratifs grâce au soutien de sa mère, qui croit en son talent et vient s’installer avec lui à Paris, il rencontre Matisse, qui deviendra son ami fidèle. Tous deux intègrent ensuite l’École des Beaux-Arts, où ils suivent l’enseignement du peintre symboliste Gustave Moreau ; ils partagent dix années d’apprentissage et de vaches maigres.

A.M. - Les toits de Paris (1906)
Réservé et discret, réfractaire à l'autorité sans être militant, Marquet fréquente les milieux libertaires des années 1890-1900, avant de se rapprocher, dans l’entre-deux-guerres, d'une gauche antifasciste plus classique.
S’il n’exprime jamais clairement ses opinions, « il a un côté ni dieu ni maître, ni jury ni récompense », résume Sophie Krebs, conservatrice en chef au Musée d’Art Moderne de Paris.
En 1910, Apollinaire écrivait de lui : 
« Ce peintre regarde la nature avec bonté. Il y a en lui un peu de la douceur de saint François. »
Derrière cette douceur dont parle Apollinaire, il y a aussi l’homme réservé dont parle Sophie Krebs, sans goût pour l’esbroufe et assez peu soucieux de paraître autre qu’il n’est.
Il sait ce qu’il sait faire, ce qu’il ne sait pas faire, et il en prend son parti : il peint, il dessine, et il laisse ses tableaux faire le reste : « Je ne sais ni écrire ni parler, mais seulement peindre et dessiner. Regardez ce que je fais. Ou je suis arrivé à m’exprimer ou j’ai échoué. En ce cas, que vous me compreniez ou pas, par votre faute ou par la mienne, je ne peux pas faire plus. »
 © Veilleur de Nuit – 2016
PH3

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A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samo...