| RW3 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 19 avril 2015
samedi 18 avril 2015
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| Oklahoma Black Sunday (1935) |
Les mots sont de Paul Gadenne, in Le guide du voyageur (1986).
À présent, j'habite un pays où les branches noircissent rapidement, se dessèchent ; une immensité de poussière s'élève et perpétuellement retombe. On essaye de se taire, mais il est trop tard.
Voici déjà une charrette prise au tournant ; puis c'est un couple d'amants encore tout frais. "Jure-moi..." disait-elle. Mais il n'eut pas le temps d'étendre la main. Nous sommes un peuple trop vieux pour les serments. Et nos enfants naissent soucieux. Eux aussi sont guettés par la poussière.
dimanche 12 avril 2015
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| Valeri Tsenov - Directions (2013) |
Visages hiératiques, drapés géométriques, architectures intemporelles...
Son univers particulier, à mi-chemin du terrestre et du divin, est immédiatement identifiable, empreint à la fois des mythologies méditerranéennes et de l'art sacré orthodoxe et oriental. J’avoue que le registre onirico-symbolique n’est pas celui dont je suis le plus friand, mais son œuvre, qui invite à la contemplation, dégage une forme de poésie à laquelle je ne suis pas insensible.
Ces deux tableaux, en particulier, ont su retenir mon regard ; il y en a d'autres [ICI].
dimanche 5 avril 2015
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| T. Seike - Zoe, Tokyo (1984) |
Formé à l’Académie photographique du Japon, puis assistant de Shigeo Hayashi au début des années 1970, il passe ensuite quelques années en Angleterre, dans le studio de Sam Haskins. Il y travaille dans la mode, mais sans vraiment s’y installer ; dès 1985, il abandonne ce milieu pour se consacrer à un travail plus personnel, plus libre. Je l’ai découvert à travers ses clichés de Prague, où l’avait conduit son admiration pour Jan Saudek.
Une de ses premières séries marquantes fut celle qu’il consacra à l’artiste américaine Zoe Leonard - évoquée ici en mai dernier -, qu’il suivit entre Tokyo, Londres, New York et Paris. De cette collaboration est née une série de portraits très sobres, attentive à la lumière naturelle, et qui semble vouloir exprimer un monde en retrait, minimaliste. Est-ce qu'il serait abusif, à propos de son travail, de penser au wabi, non pas comme esthétique revendiquée, mais au moins comme une manière d’habiter le vide et le fragile ?
Pour ses séries suivantes, ses nus, ses paysages d’eau (waterscapes), ses scènes urbaines désertées, entre figuration et abstraction, Seike est resté fidèle à la lumière naturelle et au noir et blanc. C’est avec la série Overlook, entamée autour de 2010 depuis son appartement de Brighton (ci-dessus), qu’il s’est aventuré vers la couleur.
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