In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 5 avril 2015

T. Seike - Zoe, Tokyo (1984)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe japonais Tomio Seike (b.1943).
Formé à l’Académie photographique du Japon, puis assistant de Shigeo Hayashi au début des années 1970, il passe ensuite quelques années en Angleterre, dans le studio de Sam Haskins. Il y travaille dans la mode, mais sans vraiment s’y installer ; dès 1985, il abandonne ce milieu pour se consacrer à un travail plus personnel, plus libre. Je l’ai découvert à travers ses clichés de Prague, où l’avait conduit son admiration pour Jan Saudek.

T.S. - Brighton, série Overlook
(2010)
Une de ses premières séries marquantes fut celle qu’il  consacra à l’artiste américaine Zoe Leonard - évoquée ici en mai dernier -, qu’il suivit entre Tokyo, Londres, New York et Paris. De cette collaboration est née une série de portraits très sobres, attentive à la lumière naturelle, et qui semble vouloir exprimer un monde en retrait, minimaliste. Est-ce qu'il serait abusif, à propos de son travail, de penser au wabi, non pas comme esthétique revendiquée, mais au moins comme une manière d’habiter le vide et le fragile ?
Pour ses séries suivantes, ses nus, ses paysages d’eau (waterscapes), ses scènes urbaines désertées, entre figuration et abstraction, Seike est resté fidèle à la lumière naturelle et au noir et blanc. C’est avec la série Overlook, entamée autour de 2010 depuis son appartement de Brighton (ci-dessus), qu’il s’est aventuré vers la couleur.

Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...