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| G. Boldini - La femme en rouge |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'italien Giovanni Boldini (1842-1931), portraitiste de grand renom surnommé "le peintre de l'élégance".
Né à Ferrare, où son père Antonio lui donne ses premières leçons de peinture, Boldini s’éloigne rapidement de l’enseignement académique. Après un séjour à Florence, où il fréquente les
Macchiaioli, il s’installe à Paris et y trouve le cadre dans lequel son talent s’épanouit pleinement. Ami de Degas, admirateur de Corot et de Frans Hals, rival d’un Sargent ou d’un Whistler, il devient l’un des portraitistes les plus recherchés de la
Belle Époque.
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| G.B. - Conversation au café (1877) |
Dans le portrait - le genre qui a fait sa renommée et sa fortune -, son style flamboyant se reconnaît au premier coup d’œil.
" Je veux la vie dans mes portraits, pas des marbres ".
Et en effet, Boldini ne peignait pas des statues ; de son pinceau virevoltant, il dynamitait les poses figées du portrait traditionnel pour exprimer tout le raffinement d'un monde en fête. Surnommé aussi le « Paganini du pinceau », Boldini devient alors l’interprète le plus brillant de la vie élégante et électrique de la Belle Époque, d'une parenthèse suspendue entre faste et fragilité.
La première des deux oeuvres que j'ai choisies donne à voir une femme qui cherche ses notes sur le clavier d’un piano. Son visage reste à deviner, son geste semble hésitant : elle ne joue pas encore, elle s’y essaie. C’est précisément cette retenue, cette atmosphère d'intimité qui me touche beaucoup. La seconde œuvre nous invite à la terrasse d’un café parisien.
Deux amies y partagent un moment de complicité.. Que sont-elles en train de commenter ?
La mise d'une passante, ou l'allure d'un homme à leur goût ? C'est une scène pleine de charme.