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| F. Brown - Marketing (1887) |
Le vide grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre anglais Frederick Brown (1851-1941), dont la trajectoire discrète cache une influence pourtant considérable sur l’art britannique du tournant du siècle. Entré à 17 ans à la National Art Training School de South Kensington, il poursuit sa formation à Anvers, puis à Paris, à la fameuse Académie Julian dans l’atelier de Bouguereau. De ces années passées sur le continent, Brown rapporte un goût pour les courants nouveaux de la peinture européenne, qu’il transmettra ensuite à plusieurs générations d’artistes. Il sera notamment très marqué par le travail de Jules Bastien-Lepage.
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| F.B. - An impromptu dance (1883) |
Mais c’est moins ce que l’on sait de ses influences que ce que ses tableaux nous donnent à voir qui m’intéresse chez Frederick Brown : des sujets modestes, des scènes de la vie quotidienne, des instants sans apparente importance. Je les regarde comme on regarde une photographie ancienne : avec la curiosité de celui qui aime découvrir, à travers les gestes, les objets, les vêtements et mille détails ordinaires, les façons de vivre d’une époque, mais aussi avec ce sentiment indéfinissable que peut éprouver celui qui observe, par-dessus le temps, la vie elle-même ; inépuisable.
En 1886, aux côtés de Frank Bramley, Lindsay Hall et quelques autres, il participe à la fondation du New English Art Club, un collectif de jeunes artistes anglais formés à Paris et plus sensibles à l'impressionnisme qu'au style académique qui prévalait alors à la Royal Academy.
Mais c’est peut-être surtout comme pédagogue que son influence sera la plus durable. Directeur de la Westminster School of Art de 1877 à 1892, puis de la Slade School of Fine Art de 1893 à 1918, il y forme toute une génération d’artistes, parmi lesquels William Orpen (voir décembre 2013), avant de se retirer discrètement d’une scène artistique qu’il avait contribué à faire évoluer.
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