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| DG2 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 7 juillet 2013
samedi 6 juillet 2013
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| Los Angeles |
Une image et des mots. Cette vue de Los Angeles la nuit, prise depuis le Griffith Observatory, elle n'a rien d'extraordinaire... Mais elle me rappelle tant de scènes de cinéma.
Et les mots pour l'accompagner sont de Jean Baudrillard, extraits de Amérique (1986).
"Rien n'égale le survol de Los Angeles la nuit. Une sorte d'immensité lumineuse, géométrique, incandescente, à perte de vue, qui éclate dans l'interstice des nuages. Seul l'enfer de Jérôme Bosch donne cette impression de brasier. Fluorescence voilée de toutes les diagonales, Wilshire, Lincoln, Sunset, Santa Monica. En survolant San Fernando Valley, c'est déjà l'infini horizontal, dans toutes les directions. Mais, passé la montagne, c'est une ville dix fois plus immense qui saute aux yeux. Jamais le regard n'aura été livré à une telle extension, la mer elle-même ne donne pas cette impression, car elle n'est pas géométriquement divisée. [...] Pour nous les fanatiques de l'esthétique et du sens, de la culture, de la saveur et de la séduction, pour nous pour qui cela seul est beau qui est profondément moral, et seule passionnante la distinction héroïque de la nature et de la culture, pour nous qui sommes indéfectiblement liés aux prestiges du sens critique et de la transcendance, pour nous c'est un choc mental et un dégagement inouï de découvrir la fascination du non-sens, de cette déconnexion vertigineuse également souveraine dans les déserts et dans les villes. Découvrir qu'on peut jouir de la liquidation de toute culture et du sacre de l'indifférence."
dimanche 30 juin 2013
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| Josef Koudelka - Irlande (1972) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe français d'origine tchèque Josef Koudelka (b.1938). Ingénieur de formation, il se consacre à la photographie dans les années 1960 en documentant d’abord la vie des communautés roms en Tchécoslovaquie. Mais c’est en août 1968, avec ses images de l’invasion de Prague par les chars soviétiques, qu’il entre dans l’Histoire. Publiées anonymement à l’époque sous les initiales P.P. (Prague Photographer), ces photos deviennent emblématiques d’une résistance silencieuse. On le connaît aussi pour ses paysages désertés, presque post-apocalyptiques, publiés sous le titre Chaos.
"Je ne photographie pas ce que je vois, je photographie ce que je ressens."
Contraint de fuir son pays, Koudelka rejoint Magnum et poursuit un travail profondément personnel, souvent en noir et blanc, en marge des circuits classiques du reportage. Qu’il photographie des ruines industrielles, des paysages dévastés ou des corps en mouvement, il ne cherche pas l’anecdote mais la forme juste.
"J'ai grandi dans un pays où je n'avais pas de liberté. Je connais son prix et veux la garder, j'ai toujours refusé les travaux de promotion ou de publicité, je n'ai jamais travaillé pour la presse. J'ai toujours photographié pour moi-même. Je fais ce que je veux!"
dimanche 23 juin 2013
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| S. M. - Nature morte fleurs, pêches et ananas |
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| S.M. - Femme en intérieur |
Il constituera, avec trois autres grands expressionnistes, Aberdam, Weingart, et Weissberg, le groupe à qui Gallimard a consacré en 2000 un très beau livre simplement intitulé École de Paris, le Groupe des Quatre.
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