In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 22 novembre 2015

Ako Salemi - Freedom (2015)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photojournaliste Ako Salemi, né en 1981 à Bukan, dans le Kurdistan iranien. Formé à la photographie documentaire, il se fait d’abord connaître par ses reportages sur des sujets souvent sensibles : la vie quotidienne en Iran, les questions environnementales, la migration, les minorités.

A.S. - Chef d'un restaurant traditionnel
(2015)
Aujourd’hui basé aux États-Unis, Ako Salemi travaille régulièrement pour la presse internationale.
Il poursuit parallèlement des projets documentaires en photographie et en film consacrés aux tensions sociales, culturelles et environnementales de notre époque.
Sans forcer le trait, comme on le voit ici avec ces deux images d'une même série, prises au smartphone à Mazar-i-Charif, quatrième ville d’Afghanistan : les souillures sur un miroir ébréché, dont le reflet brouillé masque à peine le dénuement d’un restaurant traditionnel afghan ; et une femme en burqa, enveloppée de pigeons blancs et de colombes, symboles de paix et de liberté.

dimanche 14 juillet 2013

Ch. Woods - Freedom (1930s)
La veillée du dimanche. Deux clichés du britannique Chaloner Woods (1903-1986), photographe de mode et de publicité que je connais mal – ce n’est pas vraiment mon domaine. Mais ces deux images m’ont suffisamment plu pour que j’aie envie de les partager ici. Il ne faut pas, comme le disait à peu près William Blake, s'enfermer soi-même jusqu'à ne plus rien voir qu'à travers les fissures étroites de sa caverne.
D’abord représentant en friandises, Woods devient photographe et fonde avec sa femme Mary le Chaloner Woods Studio. Il photographie des hommes en costume, des femmes en tailleur, des gestes, des attitudes : toute une esthétique sociale dont ces deux images donnent, chacune à sa manière, un aperçu.

Ch.W. - Lipstick check (1955)
La première photo, prise en 1930, s’intitule Freedom. Une femme marche sur une plage, la nudité à peine voilée par un drap de bain qu'elle laisse flotter dans le vent, le corps en mouvement, presque dansant. L’image est simple, mais pleine d’élan.
La seconde, datée de 1955, est beaucoup plus construite : deux femmes jouent aux échecs avec des bâtons de rouge à lèvres.
Le jeu est sérieux, mais l’image, en couleur, a quelque chose de malicieusement absurde. Une féminité déjà saisie par les codes de la consommation, à l’aube d’une société nouvelle, celle des Trente Glorieuses et de l’imaginaire publicitaire en plein essor.

FM1 ICI