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| PG1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 18 mai 2013
dimanche 12 mai 2013
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| M. Dakowicz - Hope, Kolkata, India (2007) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe de rue polonais Maciej Dakowicz (b.1976). Originaire de Białystok, il se forme d’abord à l’informatique avant de se tourner vers la photographie après ses études. Installé à Cardiff entre 2004 et 2012, il fait de la capitale galloise le décor de ses premières séries importantes.
C’est notamment Cardiff After Dark, consacré aux nuits de la ville, qui le fait connaître. Dakowicz y photographie les débordements, les solitudes, les instants absurdes ou inattendus de la vie nocturne, sans satire ni véritable jugement.
« Je ne cherche pas des choses spéciales. Je suis juste dans la rue, et j’essaie de voir », dit-il simplement.
Membre des collectifs In-Public et surtout Un-Posed, consacré à la photographie de rue polonaise, il a ensuite vécu à Londres avant de s’installer à Bombay, où il travaille aujourd’hui.
« The world is where you stop », disait Tomasz Tomaszewski, l’un des grands noms de la photographie de rue polonaise.
dimanche 5 mai 2013
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| Escher - Autoportrait (1935) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux lithographies du graveur hollandais Maurits Cornelis Escher (1898-1972), artiste inclassable - déjà évoqué ici en novembre 2012 - dont l’œuvre a fasciné aussi bien les amateurs d’art que les mathématiciens, les architectes ou les rêveurs.
Né à Leeuwarden, il suit une formation en arts décoratifs à Haarlem, mais ce sont surtout ses voyages des années 1920, en Italie puis en Espagne, qui marquent durablement son imaginaire. Entre les mosaïques de l’Alhambra et les villages méditerranéens accrochés aux collines, Escher découvre des formes et des constructions qui nourriront toute son œuvre.
Très tôt, il s’intéresse aux jeux de perspective, aux constructions impossibles, aux métamorphoses visuelles et à tout ce qui peut troubler notre perception de l’espace.
Ses gravures, le plus souvent en noir et blanc, associent une précision presque géométrique à un goût très libre de l’invention. « My work is a game, a very serious game », disait-il.
Comment choisir dans une œuvre aussi singulière ? Entre les architectures impossibles du Belvédère, les passages de la deuxième à la troisième dimension dans Dessiner, ou les transformations progressives de Ciel et mer, le monde d’Escher semble toujours hésiter entre logique rigoureuse et illusion.
"The things I want to express are so beautiful and pure."
samedi 4 mai 2013
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| K-E.J. - Aland sailors playing cards |
"Le capitaine ferma le livre des voyages. Il se leva, et regarda la boussole. Dans son instable boîte de frêne blond, l'aiguille se mouvait avec diligence, comme une abeille sans piqûres.
Il sortit. Un peu de malaise battait à ses tempes malsaines. À ce moment, le petit mousse Johan passait en courant. [.....]
- Dis-donc Johan, de quelle couleur est la Dame de Trèfle?
- Bleue, dit l'enfant avec une voix bleue.
Il s'en alla, dans la nuit. Les haubans de bâbord gémissaient au clair de lune. On entendait, de toutes parts, les soupirs des caravelles mortes. À la barre, le père Capille toussait avec continuité. Parfois quelque voile haletait. Là-haut, sur le gaillard d'avant, on voyait un grand matelot blanc qui, la barbe lunaire et la main gauche à la braguette, du haut des bastingages pissait dans l'océan."
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