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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 12 mai 2013
dimanche 5 mai 2013
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| Escher - Autoportrait (1935) |
La veillée du dimanche. Deux lithographies du graveur néerlandais Maurits Cornelis Escher (1898-1972), artiste inclassable – déjà évoqué ici en novembre 2012 – dont l’œuvre a fasciné aussi bien les amateurs d’art que les mathématiciens, les architectes ou les rêveurs.
Né à Leeuwarden, il suit une formation en arts décoratifs à Haarlem, mais ce sont surtout ses voyages des années 1920, en Italie puis en Espagne, qui marquent durablement son imaginaire. Entre les mosaïques de l’Alhambra et les villages méditerranéens accrochés aux collines, Escher découvre des formes et des constructions qui nourriront toute son œuvre.
Très tôt, il s’intéresse aux jeux de perspective, aux constructions impossibles, aux métamorphoses visuelles..., à tout ce qui peut troubler notre perception de l’espace.
« My work is a game, a very serious game », disait-il.
Comment choisir deux images dans une œuvre aussi singulière ?
Entre les architectures impossibles du Belvédère, les passages de la deuxième à la troisième dimension dans Dessiner, ou les transformations progressives de Ciel et mer, lesquelles donneront le mieux – pour une aussi courte chronique – la mesure de l’esprit labyrinthique de Maurits Cornelis Escher ? « The things I want to express are so beautiful and pure.»
samedi 4 mai 2013
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| K-E.J. - Aland sailors playing cards |
"Le capitaine ferma le livre des voyages. Il se leva, et regarda la boussole. Dans son instable boîte de frêne blond, l'aiguille se mouvait avec diligence, comme une abeille sans piqûres.
Il sortit. Un peu de malaise battait à ses tempes malsaines. À ce moment, le petit mousse Johan passait en courant. [.....]
- Dis-donc Johan, de quelle couleur est la Dame de Trèfle?
- Bleue, dit l'enfant avec une voix bleue.
Il s'en alla, dans la nuit. Les haubans de bâbord gémissaient au clair de lune. On entendait, de toutes parts, les soupirs des caravelles mortes. À la barre, le père Capille toussait avec continuité. Parfois quelque voile haletait. Là-haut, sur le gaillard d'avant, on voyait un grand matelot blanc qui, la barbe lunaire et la main gauche à la braguette, du haut des bastingages pissait dans l'océan."
dimanche 28 avril 2013
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| R.M. - L'empire des lumières (1954) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre surréaliste belge René Magritte (1898-1967). Il abandonne ses études en 1915 et entre l’année suivante à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, où étudie également Paul Delvaux.
Très tôt, il découvre le milieu dadaïste, puis se rapproche de Camille Goemans et Édouard Mesens. Mais la rencontre décisive est celle du Chant d'amour de Giorgio de Chirico, dont il dira : « Mes yeux ont vu la pensée pour la première fois. »
Magritte comprend alors que la peinture peut faire naître une idée sans avoir besoin de la raconter. Il construira dès lors un langage d’une grande clarté visuelle : des objets familiers, des images presque neutres en apparence, mais dont l’association suffit à faire vaciller nos certitudes.
De 1927 à 1930, Magritte séjourne en France, où il rencontre les surréalistes français. Mais cela se terminera par une brouille. provoquée par Breton ; surprenant, non ? « La liberté, c'est la possibilité d'être, et non l'obligation d'être.»
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