| WM1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 20 janvier 2013
dimanche 13 janvier 2013
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| Ian Berry - Ascot (1975) |
Installé en Afrique du Sud à l’âge de dix-huit ans, autodidacte, il découvre la photographie auprès d’un ancien assistant d’Ansel Adams avant de collaborer avec plusieurs journaux sud-africains, notamment grâce au photographe Jürgen Schadeberg, auteur d’un célèbre portrait de Nelson Mandela en prison.
En 1960, Ian Berry est le seul photographe à documenter le massacre de Sharpeville.
Ses images, prises au cœur de la manifestation, contribueront à établir l’innocence des victimes dans la tournure tragique qu’ont prise les événements. Deux ans plus tard, Henri Cartier-Bresson l’invite à rejoindre Magnum Photos.
Les photographies de Ian Berry ne sont pas spectaculaires. Lui-même se méfiait de la « grande image » qui frappe immédiatement et préférait le récit journalistique, construit dans la durée.
Les photographies de Ian Berry ne sont pas spectaculaires. Lui-même se méfiait de la « grande image » qui frappe immédiatement et préférait le récit journalistique, construit dans la durée.
Les clichés de Sharpeville ont eu une portée qui dépassait largement leur apparente simplicité : ils ont eu, comme il le dira plus tard, un « humanitarian purpose ».
dimanche 6 janvier 2013
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| J.W. Godward - Lycinna (1918) |
La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre anglais John William Godward (1861-1922), figure du néo-classicisme tardif, souvent rapproché des préraphaélites par son goût du détail et de la beauté idéale.
Formé à la Royal Academy of Arts de Londres, Godward consacre presque toute son oeuvre à des scènes inspirées de l’Antiquité gréco-romaine. Marbres, étoffes, chevelures, lumière : tout est peint avec un soin extrême, dans une recherche presque obsessionnelle de beauté et d'harmonie.
Mais chaque époque a ses artistes maudits et le XIXe siècle ne fait pas exception. Au moment même où Godward atteint sa maturité, les goûts changent. Le néoclassissisme passe de mode et les faveurs nouvelles vont aux courants modernistes : Picasso, Matisse, les dadaïstes. Les critiques se moquent de ses "Victoriennes en toge".
« The world is not big enough for me and a Picasso », écrit-il dans la lettre laissée avant son suicide.
Sa famille, qui le dépréciait tout autant, détruisit après sa mort tous ses papiers, documents, et photographies ; il ne reste aujourd'hui de John William Godward presque aucun portrait.
samedi 5 janvier 2013
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| (A/U) |
All Kings, and all their favourites
All glory’ of honors, beauties, wits
The sun it selfe, which makes times, as they passe,
Is elder by a yeare, now, than it was
When thou and I first one another saw:
All other things, to their destruction draw,
Only our love hath no decay;
This, no to morrow hath, nor yesterday,
Running it never runs from us away,
But truly keepes his first, last, everlasting day.
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traduction de Jean Migrenne
Tous les souverains, tous leurs favoris,
Toute gloire d’honneur, beauté, esprit,
Tout passe, même le maître des temps,
Notre soleil, plus jeune d’un an
Quand toi et moi avions fait connaissance :
Le lot de toute chose est décadence,
À une exception près : notre amour
Que nul hier, nul lendemain n’entourent,
À nous adonné qui lui donnons libre cours,
Attaché à vivre comme au tout premier jour.
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