| TH1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 18 novembre 2012
samedi 17 novembre 2012
![]() |
| Sean Landers - Hourglass (2011) |
Mais la présence, sur ce tableau de l'américain Sean Landers (b.1962), d'un sablier - fragile symbole du temps qui passe -, parmi ces voix périssables de l'éternité que sont les livres, me fait évidemment penser à Borgès. Voici un extrait de la nouvelle La Bibliothèque de Babel, publiée en 1944 dans le recueil Fictions.
Je me retrouvai dans une galerie hexagonale dont les murs étaient cachés par des étagères de livres. Au centre de cette galerie, un puits permettait de voir, au dessus et en dessous, d'autres galeries hexagonales à perte de vue. Elles étaient reliées par des labyrinthes de couloirs et d'escaliers en colimaçons. Un vieillard, probablement un bibliothécaire, contemplait le puits. Je m'approchai.
- Qui êtes-vous et où sommes nous ?
- Je suis Jorge de Burgos et nous sommes dans une des galeries de la Bibliothèque de Babel.
- Comment fait-on pour sortir d'ici ?
- On ne peut sortir d'ici. Cette Bibliothèque est infinie, c'est l'Univers dans lequel les hommes naissent, vivent et meurent.
Je compris qu'il croyait en l'existence de l'infini actuel. En me montrant les miroirs jalonnant les galeries et multipliant les images, il ajouta :
- Ces miroirs qui multiplient les images rappellent que la Bibliothèque est infinie.
Je protestai.
- Ils créent l'illusion de l'infini, mais ce n'est pas l'infini. Puisqu'il y a des murs, la Bibliothèque est finie et on peut en sortir.
- Derrière ces étagères formant un hexagone, il y a d'autres étagères formant un autre hexagone, jusqu'à l'infini. Nous sommes au centre de la Bibliothèque. Dans un espace infini, on est toujours en son centre et les frontières sont inaccessibles. Chaque hexagone est contenu dans un autre hexagone., la Bibliothèque est infinie, c'est l'Univers.
dimanche 11 novembre 2012
![]() |
| K. Matsubayashi - Lune d'automne |
Ce style de peinture japonaise était très influencé par la tradition lettrée chinoise des peintres érudits (wenrenhua). Apparue à l'époque d'Edo (1603-1868), elle était pratiquée principalement par des artistes amateurs, des intellectuels et des poètes qui privilégiaient une approche personnelle et expressive plutôt qu'académique.
Je crois qu'une feuille d'herbe est à la mesure du labeur des étoiles, écrivait Walt Whitman.
dimanche 4 novembre 2012
![]() |
| Joan Fontcuberta - Miracle of cryofloration (2002) |
![]() |
| J. F. - Braohypoda frustata (1982) |
Pour sa beauté abstraite, mais aussi pour la réflexion à laquelle elle nous invite, j'aime bien davantage sa série Herbarium (1982-1985), ci-contre, d'où est extraite cette plante imaginaire.
Il s'agit - à la manière du splendide Formes originelles de l'art de Karl Blossfeldt - d'un catalogue pseudo-scientifique de fausses plantes exotiques reconstituées à partir de déchets végétaux, de débris industriels, et de restes animaux. Un travail sur le simulacre et la fiction qui nous porte à questionner notre relation émotionnelle et intellectuelle au monde.
Fontcuberta est également théoricien de la photographie et a publié en 2005, chez Actes Sud, un essai très intéressant intitulé "Le baiser de Judas".
Fontcuberta est également théoricien de la photographie et a publié en 2005, chez Actes Sud, un essai très intéressant intitulé "Le baiser de Judas".
Inscription à :
Commentaires (Atom)
GI7 ICI
-
Jaime Zapata - El encuentro (2007) Une image et des mots. " El Encuentro " est une huile sur toile du peintre équatorien Jaim...
-
A. Cecioni - Les brodeuses (1866) Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'italien Adriano Cecioni (1836-1886), originaire de la ...
-
Fresque, monastère de Decani (14e) Une image et des mots. L'image, c'est un détail d'une fresque du 14e siècle représentant la ...




