| JA1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 11 novembre 2012
dimanche 4 novembre 2012
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| J. F. - Miracle of cryofloration (2002) |
Il s'agit, nous dit Fontcuberta « d'une référence critique à la foi religieuse, au fanatisme, à la superstition, au paranormal et à la crédulité.»
Certes... mais on a parfois l’impression que l’artiste force un peu le trait avec, comme on dit au rugby, des passes un peu trop téléphonées. Pour ma part, je ne conserve de cette série, pour des raisons simplement esthétiques, que cette photo qui me plaît assez pour la présenter ici.
Pour sa beauté abstraite, mais aussi pour la rêverie à laquelle elle nous invite, j'aime bien davantage sa série Herbarium (1982-1985),
ci-contre, d'où est issue cette plante imaginaire.
Il s'agit – à la manière du splendide Formes originelles de l'art de Karl Blossfeldt – d'un catalogue pseudo-scientifique de fausses plantes exotiques reconstituées à partir de déchets végétaux, de débris industriels, et de restes animaux. Un travail sur le faux et la fiction qui nous fait réfléchir à notre manière de regarder le monde
Fontcuberta est également théoricien de la photographie et a publié en 2005, chez Actes Sud, un essai intéressant intitulé Le baiser de Judas.
Fontcuberta est également théoricien de la photographie et a publié en 2005, chez Actes Sud, un essai intéressant intitulé Le baiser de Judas.
samedi 3 novembre 2012
Une image et des mots. J'ai découvert par hasard ce petit film d'animation, ICI, qui bien sûr, et malgré une tonalité sans doute plus proche de Kafka que de Borges, évoque immédiatement les aberrations spatiales d'Escher.
À quelle connaissance de l'espace et de l'objet notre perception nous permet-elle d'accéder ? Nous savons que ces moines ne gravissent ni ne descendent cet escalier impossible, inspiré du triangle paradoxal de Penrose, mais peut-on le "voir" ? Peu importe ; c'est à l'infini et à l'idée de l'éternel retour qu'Escher nous confronte.
« Le temps peut-il être enclos dans le mouvement nécessaire d’une liaison logique? » s’interrogeait le philosophe mathématicien - et marxiste - Pierre Raymond ("La résistible fatalité de l'histoire",1982)
Pour aller plus loin dans la réflexion à laquelle invite le travail du graveur hollandais, un livre de Douglas Hofstadter ("Gödel, Escher, Bach", 1979) ICI.
Plus qu'une mise en relation des mathématiques, des arts, et de la musique, il s'agit ici d'étudier dans quels mécanismes neurologiques cachés la cognition trouve son origine.
Et, pour découvrir l'oeuvre d'Escher, c'est ICI.
“Et si un jour ou une nuit, un démon se glissait furtivement dans ta plus solitaire solitude et te disait : ” Cette vie, telle que tu la vis et l’a vécue, il te faudra la vivre encore une fois et encore d’innombrables fois; et elle ne comportera rien de nouveau, au contraire, chaque douleur et chaque plaisir et chaque pensée et soupir et tout ce qu’il y a dans ta vie d’indiciblement petit et grand doit pour toi revenir, et tout suivant la même succession et le même enchaînement – et également cette araignée et ce clair de lune entre les arbres, et également cet instant et moi-même. Un éternel sablier de l’existence est sans cesse renversé, et toi avec lui, poussière des poussières !”
Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir
"Nous reviendrons avec le cours des choses réversibles, avec la marche errante des saisons, avec les astres se mouvant sur leurs routes usuelles [...]
[...] et les signes qu'aux murs retrace l'ombre remuée des feuilles en tous lieux, nous les avions déjà tracés."
Saint-John Perse, Vents
À quelle connaissance de l'espace et de l'objet notre perception nous permet-elle d'accéder ? Nous savons que ces moines ne gravissent ni ne descendent cet escalier impossible, inspiré du triangle paradoxal de Penrose, mais peut-on le "voir" ? Peu importe ; c'est à l'infini et à l'idée de l'éternel retour qu'Escher nous confronte.
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| Escher - Ascending and descending (lithographie 1960) |
Pour aller plus loin dans la réflexion à laquelle invite le travail du graveur hollandais, un livre de Douglas Hofstadter ("Gödel, Escher, Bach", 1979) ICI.
Plus qu'une mise en relation des mathématiques, des arts, et de la musique, il s'agit ici d'étudier dans quels mécanismes neurologiques cachés la cognition trouve son origine.
Et, pour découvrir l'oeuvre d'Escher, c'est ICI.
“Et si un jour ou une nuit, un démon se glissait furtivement dans ta plus solitaire solitude et te disait : ” Cette vie, telle que tu la vis et l’a vécue, il te faudra la vivre encore une fois et encore d’innombrables fois; et elle ne comportera rien de nouveau, au contraire, chaque douleur et chaque plaisir et chaque pensée et soupir et tout ce qu’il y a dans ta vie d’indiciblement petit et grand doit pour toi revenir, et tout suivant la même succession et le même enchaînement – et également cette araignée et ce clair de lune entre les arbres, et également cet instant et moi-même. Un éternel sablier de l’existence est sans cesse renversé, et toi avec lui, poussière des poussières !”
Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir
"Nous reviendrons avec le cours des choses réversibles, avec la marche errante des saisons, avec les astres se mouvant sur leurs routes usuelles [...]
[...] et les signes qu'aux murs retrace l'ombre remuée des feuilles en tous lieux, nous les avions déjà tracés."
Saint-John Perse, Vents
dimanche 28 octobre 2012
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| C.M. - American color 2 (2010) |
Couleurs violentes, enseignes, silhouettes isolées au milieu de la foule : Manos compose des images où l’humour, l’étrangeté et parfois une certaine mélancolie naissent du spectacle ordinaire de l’Amérique contemporaine.
Il ne paraît pas tant chercher à raconter une histoire qu’à faire surgir des rapports inattendus entre les êtres, les couleurs et l’espace.
« Une photographie n’est pas forcément un mensonge, mais ce n’est pas non plus la vérité ».
Longtemps resté discret malgré son appartenance à Magnum, Constantine Manos est aujourd’hui considéré comme l’un des grands photographes américains de la seconde moitié du XXᵉ siècle, aussi à l’aise dans la rigueur du noir et blanc que dans l'exubérance de l'Amérique en couleur.
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