In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

samedi 5 mai 2012


N. Bernaerts - Bataille de chien et de chats (après 1643)
Une image et des mots. Une toile du flamand Nicasius Bernaerts (1620-1678), remarquable peintre animalier longtemps au service de Louis XIV qui l'avait chargé de peindre les pensionnaires de la ménagerie à Versailles. Il a également fourni des motifs à la manufacture des Gobelins.
Les mots pour l'accompagner sont de  Lie-Tseu, extraits des "Discours sur les conventions et le destin" (732 ap. J.-C).

"Voyez-vous, les hommes qui n'ont pas le sens de la justice et qui ne pensent qu'à leur subsistance sont comme les poules et les chiens. Ils se heurtent et se battent pour leur pâture, si bien que le plus fort l'emporte. C'est là le propre des animaux.
Se comporter comme poules et chiens, comme un animal, et exiger l'estime des hommes, c'est vouloir l'impossible. Quand un homme ne tient plus compte d'autrui, il court de graves dangers et la honte est sur lui."
PT5
ICI

dimanche 29 avril 2012

A. del Verrocchio - Saint Jérôme (détail)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'artiste italien du Quattrocento Andrea del Verrocchio (1435-1488), figure centrale de la Renaissance florentine, peintre, sculpteur et orfèvre, formé dans l’atelier de Donatello et influencé par les innovations de Filippo Lippi et d’Antonio Rossellino. Il fut le maître de Léonard de Vinci dans les années 1470 et sculpteur attitré des Médicis. Verrocchio incarne l’idéal de l’artiste complet de la Renaissance ; son œuvre marque le passage entre l’équilibre classique du Quattrocento et le dynamisme de la Haute Renaissance, alliant science du modelé, expressivité des visages et précision anatomique.

A. del V. - Tête de femme (nd)
La première des deux oeuvres présentées ici, c'est un détail de son Saint Jérôme, une peinture sur papier plus tard transférée sur bois. On pense qu'il s'agit d'une étude en vue d'une création plus large, peut-être La crucifixion du Christ (volée en 1970) de l'église Santa Maria d'Argiano.
La seconde est un dessin non daté, conservé à la Galerie des Offices. Comme dans le cas de Saint Jérôme, ce travail au dessin rehaussé de touches au pinceau est un témoignage important des techniques employées dans les ateliers florentins de la Renaissance.
KC1

ICI

dimanche 22 avril 2012

W.S. - Dave's restaurant, New York (1984)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de l'américain Wayne Sorce (b.1946), formé à l’Art Institute of Chicago et qui a abondamment photographié le New York et le Chicago - sa ville natale - des années 70 et 80.

W.S. - Varick Street, New York
(1984)
Des compositions aux couleurs étudiées et à la géométrie rigoureuse, et qui documentent avec soin l'esthétique et la signalétique - panneaux, enseignes, automobiles -, particulières de l'époque, pour nous donner à voir l'image nostalgique de l'Amérique dans ce qu'un autre photographe, Stephen Shore (voir mai 2010), appelait sa quintessence.
For me, photography is very important in that it exists because of everything else. I hope this explanation is enough because I think it would be a mistake to write words to be read about that which I only intended to be viewed. Words only confuse and complicate what I prefer to bear witness to my feelings by visual means.
PM2

ICI

samedi 21 avril 2012

Diogo Battista - Black Beast (2020)
Une image et des mots. Panique, ils réclament sans savoir un paradis perdu, écrit Georges-Emmanuel Clancier dans Contre-Chants (2000).

Pour accompagner ce cliché du photographe portugais Diogo Battista, et comme pour prolonger le très court poème de G-E Clancier, en voici un autre, ou plutôt un extrait, tiré du recueil de Victor Hugo Les chansons des rues et des bois (1865)


Le cheval luttait ; ses prunelles,
Comme le glaive et l'yatagan,
Brillaient ; il secouait ses ailes
Avec des souffles d'ouragan.

Il voulait retourner au gouffre ;
Il reculait, prodigieux,
Ayant dans ses naseaux le soufre
Et l'âme du monde en ses yeux.

Il hennissait vers l'invisible ;
Il appelait l'ombre au secours ;
À ses appels le ciel terrible
Remuait des tonnerres sourds.
[.....]
Moi, sans quitter la plate-longe,
Sans le lâcher, je lui montrais
Le pré charmant, couleur de songe,
Où le vers rit sous l'antre frais.

Je lui montrais le champ, l'ombrage,
Les gazons par juin attiédis ;
Je lui montrais le pâturage
Que nous appelons paradis.

Will Rochfort - The first draft Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre britannique Will Rochfort (b.1985). W.R. - The soda sho...