In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 20 mars 2011

K. Josephson - New York State (1970)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de l'américain Kenneth Josephson (b.1932), un des pionniers de la photographie conceptuelle américaine. Formé à Detroit puis à l’Institute of Design de Chicago, héritier du Bauhaus américain fondé par László Moholy-Nagy, il développe dès les années 1960 une œuvre qui interroge avec humour et intelligence la nature même de la photographie. L’image n'est plus un simple enregistrement du réel mais une construction, un jeu de perception et d’illusion.

K.J - Chicago (1961)
Ses photographies les plus célèbres reposent souvent sur un procédé simple en apparence : intégrer une photographie dans la photographie elle-même, créant ainsi des mises en abyme pleines d’ironie. Le premier cliché appartient à cette série devenue emblématique. Chez Josephson, l’appareil ne sert pas seulement à montrer le monde ; il sert aussi à rappeler qu’une image n’est jamais le réel, mais toujours une manière de le transformer, de le cadrer, voire de le manipuler.
À une époque où des institutions comme le Museum of Modern Art privilégient surtout la photographie documentaire, Josephson défend l’idée d’une photographie « faite » plutôt que simplement « prise ». Son travail, influencé autant par le modernisme que par l'esprit du minimalisme, exercera une influence durable sur plusieurs générations de photographes, notamment à travers son enseignement à l’Art Institute of Chicago.
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dimanche 13 mars 2011

I. Aïvazovski - La neuvième vague (1850)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du russe Ivan Aïvazovski (1817-1900), maître incontesté de la peinture maritime du XIXᵉ siècle et l’une des grandes figures du romantisme russe. Issu d’une famille modeste de marchands arméniens émigrés de Pologne, il naît à Théodosie, en Crimée, et se forme à l’Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg.
I. A. - Navire dans la tempête
(1858)

Très tôt, il révèle un talent exceptionnel pour peindre la mer sous toutes ses humeurs.
Devenu peintre officiel de la marine impériale, il lui consacrera plus de la moitié de son œuvre : près de 3000 marines où il déploie une virtuosité stupéfiante. Eugène Delacroix l’admirait et J. M. W. Turner le qualifiait de génie.
« Homme libre, toujours tu chériras la mer ! » écrivait alors un autre grand romantique.

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dimanche 6 mars 2011

Miss.Tic - Poésie
Le vide-grenier du dimanche. À l'approche de la Journée internationale des droits de la femme, deux oeuvres de Miss.Tic, pseudonyme de la plasticienne et poétesse d'art urbain Radhia Aounallah (b.1956).
Apparue dans le Paris des années 1980, notamment dans le quartier du Marais, elle s’impose rapidement comme l’une des figures les plus singulières du street art français.

Miss.Tic - Timbre-poste (2011)
Ses pochoirs, immédiatement reconnaissables, associent portraits de femmes et phrases brèves, ironiques, sensuelles ou mordantes.
En faisant dialoguer poésie, humour et regard féministe, Miss.Tic a donné au street art parisien une voix très personnelle, à la fois légère en apparence et profondément libre. Ses œuvres parlent d’amour, de désir, de solitude, de révolte aussi, et ont fini par faire partie du paysage même des rues de Paris.

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samedi 5 mars 2011

E. J. Gregory - Boulter's lock (1898)
Une image et des mots. L'image c'est ce tableau d'Edward John Gregory (1850-1909), intitulé  Boulter's lock.
Cette écluse située sur la Tamise, dans le Berkshire, était au 19ème siècle et jusqu'au début du 20ème un site très prisé des amateurs de canotage, particulièrement lors des dimanches ensoleillés après Royal Ascot.
Les mots sont issus du journal de Kafka ...

"Il se souvient d'une image qui représentait un dimanche d'été sur la Tamise. Toute la largeur du fleuve était occupée sur une bonne distance par des barques qui attendaient l'ouverture d'une écluse.
Il y avait dans toutes les barques de joyeux jeunes gens aux vêtements clairs et légers, ils étaient presque couchés, abandonnés sans contrainte à l'air tiède et à la fraîcheur de l'eau. Grâce à ce qu'ils avaient en commun, leur sociabilité ne se limitait pas à chaque barque isolée, les joyeux propos et les rires se communiquaient d'une barque à l'autre
".

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