In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 6 février 2011

E.S. Curtis - The vanishing race (1904)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de Edward S. Curtis (1868-1952), photographe et ethnologue américain, connu pour son immense entreprise documentaire sur les peuples autochtones d’Amérique du Nord, "The vanishing race" (1904). Né dans le Wisconsin et formé en grande partie en autodidacte, Curtis débute comme portraitiste à Seattle, avant d'entreprendre, au tournant du siècle, son oeuvre monumentale, The North American Indian. Pendant près de trente ans, il parcourt l’Ouest américain, photographie plus de quatre-vingts peuples autochtones, recueille récits, chants, langues et cérémonies, et réalise plus de 40 000 clichés, accompagnés de textes ethnographiques et d’enregistrements sonores.
E.S.C. - Crater Lake (1923)
Le projet est d’abord financé par le banquier J. P. Morgan.

Curtis est animé par la conviction que ces cultures sont condamnées à disparaître sous l’effet de la conquête de l’Ouest et de l’assimilation forcée. Son regard est donc moins celui d’un témoin brut, comme Timothy H. O'Sullivan, que celui d’un homme fasciné par un monde qu’il voit en train de s’effacer. « I want to make them live forever. It's such a big dream I can't see it all. » écrivait-il. Et encore : « The passing of every old man or woman means the passing of some tradition, some knowledge of sacred rites possessed by no other… » 
L’œuvre de Curtis demeure aujourd’hui un témoignage irremplaçable sur des peuples dont les modes de vie furent bouleversés en quelques décennies par l’histoire américaine.
WA1
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samedi 5 février 2011

O.G - La joueuse de luth (c.1612)
Une image et des mots. Un tableau du peintre italien caravagesque Orazio Gentileschi (1563-1639).
Et quelques vers de La Fontaine, extraits de Les amours de Psyché et de Cupidon - Éloge de la volupté (1669).

J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique,
La ville et la campagne, enfin tout: il n’est rien
Qui ne me soit souverain bien,
Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique.
SW1

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dimanche 30 janvier 2011

Lee Falk - Le Fantôme
Le vide-grenier du dimanche. Comme l'an dernier, la clôture du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême me donne l'occasion d'évoquer une oeuvre pour moi mémorable.

Lee Falk - Mandrake

Cette fois-ci, deux beaux souvenirs d'enfance, deux créations de l'américain Lee Falk (1911-1999), "Le Fantôme du Bengale", et "Mandrake le Magicien".
CS1
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dimanche 23 janvier 2011

F.L. - Cars under streetlights (1958)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe amateur américain Frank Oscar Larson (1896-1964), dont l’œuvre est restée méconnue jusqu’à sa redécouverte au début des années 2000.
Fils d’immigrants suédois installés à New York dans les années 1890, il sert pendant la Première Guerre mondiale avant de travailler jusqu’à sa retraite, en 1960, dans une banque du Queens.

F.L - Alleyway with bookstore (1958)
Mais toute sa vie, Larson photographie.
À partir des années 1950, il consacre ses week-ends à parcourir avec son Rolleiflex les rues de Manhattan, du Bronx ou du Queens, documentant avec une grande attention le New York populaire de l’époque : Chinatown, Hell’s Kitchen, le Bowery…
Ses images restituent une ville encore très ouvrière, traversée par les débuts de la culture de masse américaine, l’époque d’Elvis Presley et l’émergence du mouvement pour les droits civiques.

Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...