In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 10 août 2008

H.P. Wirth - Un jardin en fleurs (1904)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre post-impressionniste Henri Prosper Wirth (1869-1947). Il nait et passe toute sa vie à Paris, qui restera au coeur de son univers artistique, exception faite de quelques voyages en France et en Europe pour exposer son travail ou étudier celui d'autres artistes.
C'est là qu'il se forme, à l'École des Beaux-Arts, puis qu'à son tour il enseigne : à l'Académie Julian, à l'Académie de la Grande Chaumière, et à l'École des Beaux-Arts où il eut entre autres Suzanne Valadon comme élève.

H.P.W. - Entrée du port de Sauzon
(1935)
Si ses premiers travaux montrent clairement l'influence de l'impressionnisme, en particulier dans son emploi de la couleur et de la lumière pour saisir l'essence d'une scène, Henri Wirth a aussi été inspiré par le fauvisme d'Henri Matisse et d'André Derain, comme on peut le voir sur cette Entrée du port de Sauzon.
Il admirait également Cézanne pour le soin apporté à la structure et à la forme.
Henri Wirth, qui défendait l'idée que l'important était de saisir l'essence d'un sujet ou d'une scène plutôt que de s'efforcer à en donner une représentation fidèle, était réputé pour encourager ses étudiants à éprouver différents styles et techniques ; il était convaincu que l'expérimentation et l'innovation étaient essentiels pour produire des oeuvres d'art significatives.

PG1
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dimanche 3 août 2008

H.C-B.- À l'Immortelle (1959)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés d'Henri Cartier-Bresson (1908-2004), surnommé "l'oeil du siècle", fondateur en 1947 de l'agence autogérée Magnum avec Robert Capa, George Rodger, David Seymour, et William Vandivert.
Quand un sujet mériterait un blog entier à lui seul, il vaut mieux opter pour la concision...

H.C-B. - Rue de Vaugirard
(1968)
Militant acharné de la lutte anti-fasciste, écologiste de la première heure aux côtés de René Dumont, humaniste convaincu, théoricien de "l'instant décisif"..., autant de formules auxquelles est bien loin de se réduire l'immense photographe qui disait "Tes 10.000 premières photos seront les pires".
"Il n'y a rien dans le monde qui n'ait son moment décisif, et le chef-d'oeuvre de la bonne conduite est de connaître et de prendre ce moment", disait le Cardinal de Retz (1613-1679).
CP2

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samedi 2 août 2008

Gravure de Abraham Ortelius (1527-1598)
Une image et des mots. Il ne reste plus qu'un seul exemplaire de cette gravure sur cuivre qui représente, d’après l’œuvre de Thomas More, l’île d’Utopie et ses cités vertueuses, et il fait partie d’une collection privée.
La gravure est l’oeuvre du cartographe et géographe belge Abraham Ortelius (1527-1598), communément considéré l’inventeur du premier atlas moderne : le Theatrum Orbis Terrarum imprimé à Anvers en 1570.

« En quête d’épreuves nouvelles, et au moment même où je désespérais d’en rencontrer, l’idée me vint de me jeter sur la littérature utopique, d’en consulter les « chefs d’œuvre », de m’en imprégner, de m’y vautrer.
À ma grande satisfaction, j’y trouvai de quoi rassasier mon désir de pénitence, mon appétit de mortification. Passer quelques mois à recenser les rêves d’un avenir meilleur, d’une société « idéale », à consommer de l’illisible, quelle aubaine !
Je me hâte d’ajouter que cette littérature rebutante est riche d’enseignements, et, qu’à la fréquenter, on ne perd pas tout à fait son temps. On y distingue dès l’abord le rôle que joue, dans la genèse des événements, non pas le bonheur, mais l’idée de bonheur, idée qui explique pourquoi, l’âge de fer étant coextensif à l’histoire, chaque époque s’emploie à divaguer sur l’âge d’or. Qu’on mette un terme à ces divagations : une stagnation totale s’ensuivrait.
Nous n’agissons que sous la fascination de l’impossible : autant dire qu’une société incapable d’enfanter une utopie et de s’y vouer est menacée de sclérose et de ruine
. »
Cioran, Histoire et utopie, 1960.
SS1

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