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| A. Zorn - Notre pain quotidien (1886) |
« La chose la plus importante en
peinture est d’avoir le sentiment. Si vous ne l’avez pas, toutes les
connaissances du monde ne vous serviront à rien. »
Lors de son séjour parisien dans les années 1880, au cœur de l’effervescence impressionniste, il découvre une
peinture plus libre, plus fluide, notamment celle de Manet, qui influence sa manière de traiter la lumière. Comme beaucoup d’artistes de l’époque, il s'intéresse aussi à l’art japonais. Anders Zorn devient ensuite un graveur
reconnu, admirateur de Rembrandt, et sensible à l’apport de Félix Bracquemond dans la diffusion de l’estampe japonaise en France. Il pratique également la photographie et la sculpture.
Né à Mora, dans la région de Dalarna, Zorn reste toute sa vie attaché à ses origines. Formé à l’Académie royale des Beaux-Arts de Stockholm, puis brièvement à l’École des Beaux-Arts de Paris, il s’impose d’abord par son talent d’aquarelliste. Ses premières œuvres, nourries du réalisme suédois alors en vogue, représentent scènes rurales, portraits paysans et gestes quotidiens ; avec une grande attention portée aux visages et aux attitudes, dans une veine quasi méditative, Zorn y affirme son attachement à ses racines et sa sensibilité à la dignité simple des siens.
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| A. Zorn - Le fournil (1889) |
Une œuvre multiple, donc,
sur laquelle je reviendrai sans doute.

