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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 17 février 2008
dimanche 10 février 2008
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| Antoni Arissa - El beso (1930) |
Au début des années 1930, il se détourne des références symbolistes pour développer un style résolument moderne, nourri de constructivisme et de Nouvelle Objectivité.
Sa recherche se concentre désormais sur la composition elle-même, jusqu’à rejoindre l’esthétique avant-gardiste de la Nueva Visión née en Espagne dans le sillage du Bauhaus.
Arissa cesse progressivement de produire à l’aube de la guerre civile espagnole.
Comme beaucoup d’artistes de cette génération, il tombe ensuite dans l’oubli avant d’être redécouvert comme l’une des figures majeures de la modernité photographique en Espagne, aux côtés de Josep Renau et Pere Català Pic.
© Veilleur de Nuit – 2008
dimanche 3 février 2008
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| Th.C.D - The Jarrow Marchers (1936) |
Artiste de guerre pendant les deux conflits mondiaux, il en gardera un regard qui imprègne toute son œuvre, même dans ses scènes civiles.
Le premier tableau montre l'arrivée à Londres de la Jarrow Crusade. En octobre 1936, deux cents habitants de Jarrow, petite ville du nord-est de l'Angleterre frappée par le chômage après la fermeture des chantiers navals Palmer, marchent jusqu'à la capitale pour remettre une pétition réclamant leur réouverture et la relance de l'activité économique.
Mais au-delà de l’événement historique, Dugdale peint surtout une fracture sociale et humaine. Ce tableau est avant tout celui de l’indifférence et de l'étanchéité sociale ; Dugdale ne montre pas tant la “croisade” elle-même que le dédain de la bourgeoisie pour le sort des ouvriers.
Les marcheurs, relégués en arrière-plan et peints comme une masse indistincte, ne sont plus qu’une présence lointaine que l’on pourrait facilement ignorer.
Au premier plan, le couple élégant, baigné de lumière, attire tout le regard : la femme, comme dans une loge au théâtre, observe la scène avec une distance mondaine, tandis que l’homme, affalé et cigarette à la main, s’en désintéresse totalement. Ce qui est ici mis en évidence ce n'est pas l’événement historique, mais la manière dont une classe privilégiée le perçoit – ou choisit de ne pas le percevoir. « Une image vaut mieux que mille mots », aurait dit Confucius ; Thomas Dugdale avec ce seul tableau illustre le fossé social et moral qui sépare ces deux mondes.
© Veilleur de Nuit – 2008
samedi 2 février 2008
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| W. Limot - Magasin de jouets (1955) |
Une image et des mots. Le cliché est du photographe allemand Walter Limot (1902-1984).
Les mots pour aller avec sont d'un autre allemand, le pasteur et théologien Martin Niemöller (1892-1984), qui voulait ainsi dénoncer la lâcheté des intellectuels allemands devant l'accession des nazis au pouvoir et les purges auxquelles ils se sont livrés.
Ils sont d'abord venus chercher les socialistes, et je n'ai rien dit
Parce que je n'étais pas socialiste.
Puis ils sont venus chercher les syndicalistes, et je n'ai rien dit
Parce que je n'étais pas syndicaliste.
Puis ils sont venus chercher les Juifs, et je n'ai rien dit
Parce que je n'étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher, et il ne restait plus personne pour me défendre.
(version du musée du Mémorial de l'Holocauste des États-Unis à Washington "First they came....")
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