In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 31 janvier 2026

Art Spiegelmann - Maus (1980-91)
Une image et des mots. Habituellement, à la clôture du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, je publie deux dessins d’auteurs graphiques qui comptent pour moi. Mais cette année, le festival prévu du 29 janvier au 1er février a été annulé en raison d’une crise majeure et d’un boycott du milieu professionnel, avant d’être remplacé par un événement alternatif, le « Grand Off », proposant rencontres, ateliers et animations autour de la BD dans un esprit plus indépendant et ouvert.
Pour cette raison, mais aussi dans un contexte social où circulent de plus en plus d’idées préoccupantes, je fais cette année exception à la règle et choisis de ne présenter qu’un seul artiste : Art Spiegelman, l’auteur de Maus.
Pour aller avec, quelques lignes de la préface de Si c'est un homme (1947), le témoignage autobiographique de Primo Levi.

Beaucoup d'entre nous, individus ou peuples, sont à la merci de cette idée, consciente ou inconsciente, que "l'étranger, c'est l'ennemi". Le plus souvent, cette conviction sommeille dans les esprits, comme une infection latente ; elle ne se manifeste que par des actes isolés, sans lien entre eux, elle ne fonde pas un système. Mais lorsque cela se produit, lorsque le dogme informulé est promu au rang de prémisse majeur d'un syllogisme, alors, au bout de la chaîne logique, il y a le Lager ; c'est à dire le produit d'une conception du monde poussée à ses plus extrêmes conséquences avec une cohérence rigoureuse ; tant que la conception a cours, les conséquences nous menacent. Puisse l'histoire des camps d'extermination retentir pour tous comme un sinistre signal d'alarme.

AM2 ICI