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| I. C. - Morning mist (1911) |
Elle reçoit une éducation peu conventionnelle : son père, libre-penseur, assure lui-même ses premières années d’instruction. Elle poursuit ensuite des études à l’université de Washington, à Seattle, où elle se spécialise en chimie tout en s’intéressant à d’autres disciplines. Cette formation scientifique marquera durablement son approche de la photographie, notamment son attention à la lumière et aux techniques photographiques. C’est là, inspirée par une amie fascinée par le travail de la portraitiste Gertrude Käsebier, qu’elle découvre la photographie, à laquelle elle se consacre rapidement, avant de parfaire sa formation auprès d’Edward S. Curtis.
« La beauté en photographie ne réside pas seulement dans une image techniquement parfaite ; elle consiste à saisir l’essence du sujet, à raconter une histoire par l’image. »
Ses premiers travaux portent la marque de la Photo-secession et des pictorialistes, mouvements qui cherchent alors à faire reconnaître la photographie comme un art à part entière.
Le premier cliché en garde quelque chose : il s'agit de l'un des deux tirages d'un même autoportrait, l'un clair (Morning Mist and Sunshine), l’autre sombre (In Moonlight). Dans le second, Cunningham – que l’on associe volontiers à ses nus – ne montre rien d’autre que son absence.

