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dimanche 15 août 2010

John Collier - Fire (nd)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre et écrivain préraphaélite anglais John Collier (1850-1934). Fils d’un écrivain, il appartient à cette génération d’artistes victoriens fascinés par le retour aux sources de l’art médiéval et de la Renaissance, et qui prônaient la précision du dessin, l’éclat de la couleur et la noblesse des sujets. Après ses études à Eton College, il entre à la Slade School of Fine Art de Londres avant de poursuivre sa formation à Paris puis à Munich.
À Paris, il fréquente l’atelier de Jean-Paul Laurens, dont l’enseignement rigoureux marque durablement sa maîtrise du dessin et sa manière très construite de peindre.
J.C. - Lady Godiva (1898)

Collier fut aussi un portraitiste recherché et l’un des vingt-quatre membres fondateurs de la Royal Society of Portrait Painters. J’ai longtemps hésité à publier ici l’un de ses nombreux portraits – celui de sa première épouse Marian Huxley, artiste peintre elle aussi, ou encore celui de Charles Darwin, tous deux peints en 1883. Peut-être feront-ils l’objet d’une prochaine publication, aux côtés de sa Belle au bois dormant.
Il faut enfin rappeler que John Collier fut aussi un intellectuel engagé : rationaliste convaincu, proche des milieux progressistes de son époque, il écrivit notamment sur le mariage et la condition féminine, défendant des positions alors encore minoritaires dans l’Angleterre victorienne.

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