In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 25 avril 2010

Zurbarán - Christ en croix (1627)
La veillée du dimanche. Que dire en deux lignes, et que montrer en deux œuvres, de Francisco de Zurbarán (1598-1664) ?
Ce Christ en croix, conservé à l'Art Institute of Chicago, Zurbarán l'a peint pour le monastère San Pablo de Séville. Conformément à l'esprit de la Contre-Réforme, le Christ est seul, hors du temps et de l'espace.
Face au calvaire ensanglanté de Velásquez – l'autre géant du Siècle d'or espagnol et son ami fidèle –, la croix de Zurbarán est en bois mal dégrossi et la couronne d'épines, sur un visage à la beauté apaisée, à peine visible. Le corps du Christ est moins raide, il s'affaisse naturellement - la tête reposant sur l'épaule droite - et la tension sur les bras fait remonter sa cage thoracique. La tenue du corps et la densité de cette représentation sont magistrales.
F.Z. - Agnus Dei (c.1635)

Pour l'accompagner, un autre visage du Christ : une des six versions de son Agnus Dei, qui, si l'on s'en tient à un simple regard naturaliste, égale ou surpasse en virtuosité les plus grands peintres animaliers.
Qui ne voudrait pas poser une main consolatrice sur l'agneau résigné de Zurbarán ?

C.C. - All on a summer's day (1888) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre anglais Charles Conder (1868-1909), qui fut, avec To...