In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 4 février 2024

Charles Levier - Coquette (1970)

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de Charles Levier (1920-2003), déjà présenté ici en mai 2008 ; je n'ai pas grand-chose à dire de plus, mais ces deux tableaux me plaisent beaucoup et il me fallait donc lui consacrer cette nouvelle publication.

C.L. - Rue de Montmartre
Levier pratique une peinture figurative légère, où transparaît l’optimisme des Trente Glorieuses et l’influence du cinéma hollywoodien. Cette approche lui a valu, en France, l’indifférence ou la réserve de la critique officielle, alors tournée vers l’abstraction, tandis qu’aux États-Unis il trouvait un public sensible à la vitalité insouciante de son art..
"La beauté est partout, il suffit de savoir la voir, disait-il, l'art doit être une source de joie".

dimanche 4 mai 2008

Ch. Levier - Vase à la fenêtre
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre franco-américain Charles Levier (1920-2003). Il entre à dix-sept ans à l’École nationale des Arts décoratifs à Paris, mais la guerre interrompt ses études.
Engagé en Afrique du Nord, il sert comme agent de liaison entre l’armée française et les services américains – sa maîtrise de l’anglais y joue un rôle décisif.
Après le conflit, il ne reprend pas le chemin de l’école.
Il s’installe aux États-Unis, tout en gardant des liens étroits avec la France. Sa première exposition personnelle a lieu en 1949, à la galerie Constantine de Lyon ; l’année suivante, une exposition à Los Angeles rencontre un succès immédiat.
Charles Levier - Sans titre

En 1955, il est remarqué par un galeriste new-yorkais influent, le Dr Lilienfeld, qui contribue largement à sa diffusion auprès des collectionneurs. Il expose également à Paris, mais c’est surtout aux États-Unis qu’il connaît la reconnaissance, porté par l’intérêt du public et des milieux aisés.
En France, l’accueil est plus réservé. Son style figuratif, qui emprunte au cubisme tout en restant lisible, et qui garde une forme d’optimisme discret, influencé par le cinéma hollywoodien, se heurte alors à la domination de l’abstraction dans le discours critique.

NS2 ICI