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In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 22 novembre 2025
dimanche 16 novembre 2025
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| Albert Rieger - Clair de lune |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre et photographe autrichien Albert Rieger (1834-1905), formé à l'Académie des Beaux-Arts de Venise.
J'avoue qu'une partie significative de son œuvre me laisse assez indifférent, notamment ses vues de Venise ou ses représentations orientalistes. En revanche, je suis sensible à ses marines sur une mer du Nord souvent tourmentée, ainsi qu'à ses paysages alpins dont voici un bel exemple, avec ces deux scènes baignées de lune. C'est le genre d'illustrations qu'il m'aurait plu de trouver dans les romans d'aventures que je lisais adolescent.
dimanche 9 novembre 2025
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| Peter Turnley |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe américain Peter Turnley (b.1955). Je l’ai découvert sur Facebook, où il partage régulièrement son travail, entre reportages sur l’actualité internationale et scènes de vie quotidienne à Paris, New York ou Cuba.
Installé à Paris depuis 1978, il a couvert des conflits et des événements politiques et sociaux dans plus de quatre-vingts pays, tout en poursuivant des projets plus personnels, comme son journal visuel de la pandémie de Covid-19. Son dernier livre, Paris je t’aime – publié le mois dernier – compile cinquante ans de photographies de la capitale, qu’il connaît et aime profondément.
On y retrouve à la fois le regard du photographe de rue et celui du photojournaliste. « Je vois ce monde avec simplicité », disait un autre grand photographe – Saul Leiter –, « c'est une source de joie infinie. »
dimanche 2 novembre 2025
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| W.S. - I do not understand (2017) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Walter Swennen (1946-2025). Walter Swennen s’intéresse très tôt à la poésie, à la philosophie et aux expérimentations artistiques des années 1960, notamment le happening et les avant-gardes proches de la Beat Generation. Il participe alors à des actions collectives et publie des textes poétiques, avant de choisir, dans les années 1980, de se consacrer pleinement à la peinture.
Son œuvre mêle avec humour et une grande liberté mots, signes, fragments d’objets, références à la bande dessinée ou à l’histoire de l’art. Swennen joue constamment avec les frontières entre l’image et le langage, entre le sens et ce qui lui échappe.
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| W.S. - Bras d'honneur (2005) |
Chez lui, le procédé plastique fait partie du sens ; la manière de peindre devient inséparable de ce que le tableau veut dire : « Le comment détermine le quoi », disait-il. Dans Bras d'honneur, il réduit le geste à sa plus simple expression : sans corps, sans visage, sans contexte, sans auteur, ce bras d’honneur devient le geste lui-même. Dans I don't understand – l’expression « je ne comprends pas » répétée dans plusieurs langues – les superpositions et les brouillages pourraient justement rendre le message incompréhensible. Le tableau nous fait presque éprouver ce qu’il dit. Mais nous comprenons.
Dans ces deux œuvres, il complique ou simplifie les moyens, mais le résultat est le même : le sens ne s’affaiblit pas, il semble au contraire s’en trouver renforcé. La forme ne se contente pas d’accompagner l’idée : elle en fait partie. J'aime beaucoup le travail de Walter Swennen.
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