In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0

dimanche 16 novembre 2025

Albert Rieger - Clair de lune

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre et photographe autrichien Albert Rieger (1834-1905), formé à l'Académie des Beaux-Arts de Venise.

A.R. - Traversée au clair de lune
J'avoue qu'une partie significative de son œuvre me laisse assez indifférent, notamment ses vues de Venise ou ses représentations orientalistes. En revanche, je suis sensible à ses saisissantes marines sur une mer du Nord souvent tourmentée, ainsi qu'à ses paysages alpins dont voici un bel exemple, avec ces deux scènes baignées de lune à l'atmosphère très romantique.

dimanche 9 novembre 2025

Peter Turnley
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du photographe américain Peter Turnley (b..1955), déjà présenté en août 2023. Je l’avais découvert sur Facebook, où il partage régulièrement son travail, entre reportages sur l’actualité internationale et moments de vie quotidienne à Paris, New York ou Cuba.

P.T. - La Tartine, Paris (2025)
Installé à Paris depuis 1978, il a couvert des conflits et des événements politiques et sociaux dans plus de quatre-vingts pays, tout en poursuivant des projets plus personnels, comme son journal visuel de la pandémie de Covid-19. Son dernier livre, Paris je t’aime – publié le mois dernier – compile cinquante ans de photographies de la capitale, qu’il connaît et aime profondément.
Il y conjugue la sensibilité du photographe de rue et la rigueur du photojournaliste. Je vois ce monde avec simplicité, disait un autre grand photographe - Saul Leiter -, c'est une source de joie infinie.

dimanche 2 novembre 2025

W.S. - I do not understand (2017)
Le vide-grenier du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Walter Swennen (1946-2025).
Formé à Bruxelles en gravure, au fil d’une jeunesse aussi marquée par la poésie de la Beat Generation que par le happening, Swennen a choisi dans les années 1980 de se consacrer pleinement à la peinture.
Son travail aborde la peinture depuis l’intérieur : mots, signes, fragments d’objets, références à la bande dessinée ou à l’histoire de l’art sont détournés et réassemblés comme pour mieux montrer que, peindre, c’est toujours « peindre ».
W.S. - Bras d'honneur (2005)

Ni conceptuel ni expressionniste, Swennen refuse de s'enfermer dans un style. Ce qui l'intéresse, ce sont les rapports entre le mot et l'image, le sens et le non-sens, le figuratif et l'abstrait,........ le sérieux et l'humour.
Il s’agit moins de représenter que de laisser la peinture se faire, d’en éprouver sa logique propre : « Le comment détermine le quoi », disait-il - la manière de peindre prime sur le sujet.

samedi 1 novembre 2025

Anon.
Une image et des mots. "Entre les forts et les faibles c’est la loi qui protège et la liberté qui opprime", disait Lacordaire. Pour aller avec ce cliché dont je ne connais pas l'auteur, voici quelques lignes de Hugo, extraites des Misérables (1862) :

Tant qu'il existera, par le fait des lois et des moeurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers, et compliquant d'une fatalité humaine la destinée qui est divine ; tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l'homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l'atrophie de l'enfant par la nuit, ne seront pas résolus ; tant que, ,dans certaines régions, l'asphyxie sociale sera possible ; en d'autres termes, et à un point de vue plus étendu encore, tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles.

dimanche 26 octobre 2025

M. Denis - La cuisinière (1893)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de Maurice Denis (1870-1943). Peintre, graveur et théoricien, Denis occupe une place à part dans l’art français de la fin du XIXᵉ siècle. Né à Granville, il découvre sa vocation devant Fra Angelico au Louvre : la révélation d’un art à la fois mystique et construit, qui guidera toute sa vie sa quête d’unité entre foi, beauté et rigueur formelle. Élève de l’École des beaux-arts et de l’Académie Julian, il fonde avec Vuillard, Roussel et Sérusier le groupe des Nabis, dont il devient le théoricien. De là sa phrase célèbre : « Se rappeler qu’un tableau, avant d’être un cheval de bataille ou une femme nue, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées. » Cette maxime résume sa vision : une peinture consciente d’elle-même, mais animée d’un élan intérieur.
M.D. - La digue rouge à Loctudy
(1894)

Sous l’influence de Gauguin et de Puvis de Chavannes, il développe un style décoratif et lumineux où les figures féminines - souvent inspirées de sa femme Marthe - évoluent dans des paysages idéalisés, baignés d’une lumière douce et harmonieuse.
Ses scènes, à mi-chemin entre symbolisme et classicisme, racontent moins qu’elles n’évoquent un état d’âme, un monde où - pour celui qui affirmait que “l’art reste une foi” - le visible devient signe de l’invisible. Installé au Prieuré à Saint-Germain-en-Laye, il y fonde en 1919 les Ateliers d’art sacré avec George Desvallières. Peintre du spirituel autant que du quotidien, Maurice Denis incarne l’idée d’une modernité fidèle au réel, qu’il éclaire par la foi et la couleur.

O. Redon - Cinq papillons (1912) Le vide-grenier du dimanche. Deux œuvres du peintre et graveur français Odilon Redon (1840–1916), figure s...