| RC1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 26 octobre 2025
samedi 25 octobre 2025
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| Anon. |
Une image et des mots. Pour accompagner cette image anonyme, quelques vers de Roberto Juarroz, extraits de sa Treizième poésie verticale.
Aujourd'hui je n'ai rien fait.
Mais beaucoup de choses se sont faites en moi.
Des oiseaux qui n'existent pas
ont trouvé leur nid.
Des ombres qui peut-être existent
ont rencontré leur corps.
Des paroles qui existent
ont recouvré leur silence.
Ne rien faire
sauve parfois l'équilibre du monde,
en obtenant que quelque chose pèse
sur le plateau vide de la balance.
dimanche 19 octobre 2025
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| John Mayer - Lost in time (2024) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre sud-africain John Meyer (b.1942). Figure importante du réalisme contemporain sud-africain, il s’est d’abord formé à Johannesburg avant de travailler dans la publicité, puis de se consacrer entièrement à la peinture. Il décrit aujourd’hui davantage son travail comme une forme de peinture narrative que comme un simple réalisme : ses œuvres, souvent regroupées en séries, racontent des histoires à travers des scènes soigneusement construites.
« L’histoire, le cinéma et l’art sont mes grandes passions… Je travaille seul, à la recherche des détails, de tout ce qui peut m’aider à comprendre mon sujet. »
Admirateur de Velázquez et de Degas, John Meyer associe la rigueur du dessin à une attention particulière aux attitudes, aux regards et aux instants saisis, une approche qui en effet n’est pas sans rappeler le langage du cinéma.
Cette exigence se sent dans ses toiles : rien n'est laissé au hasard, depuis la précision des détails jusqu’à la construction de la lumière.
Ses paysages et ses portraits, d'une précision presque photographique, sont pourtant imaginés ; ils ne cherchent pas à reproduire, mais à faire naître une histoire possible. Ses tableaux ressemblent pour moi à des souvenirs dont je n’aurais pas vécu l’histoire.
dimanche 12 octobre 2025
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| F. S. - Fisher girl, North Yorkshire (1890s) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe anglais Francis Meadow “Frank” Sutcliffe (1853–1941), f, qui a consacré l’essentiel de son œuvre à la ville côtière de Whitby, dans le Yorkshire, et à ses habitants. Issu d’une famille d’artistes, il découvre très jeune l’univers des images et de la lumière.
Après la mort de son père, il devient portraitiste, d’abord à Tunbridge Wells, puis s’installe définitivement à Whitby, où il réalise la majeure partie de son œuvre : une chronique visuelle de la vie quotidienne d’une ville maritime anglaise à la fin de l’époque victorienne.
Ses photographies de pêcheurs, d’enfants, de familles et de paysages du littoral sont aujourd’hui considérées comme un témoignage unique de cette époque.
Sutcliffe est resté fidèle à une ambition : montrer la dignité du monde ordinaire avec un sens aigu de la composition et de la lumière naturelle. Même lorsqu’il se disait contraint de "gagner sa vie avec les touristes", il trouvait dans les visages de ses voisins, dans les ruelles ou sur la plage, une beauté sans apprêt. Membre fondateur du Linked Ring Brotherhood, qui défendait la photographie comme art à part entière, Sutcliffe a également beaucoup écrit sur son métier et dirigé, jusqu’à sa mort, le musée de Whitby.
Ce que j’aime dans ses images, c’est leur humanité tranquille ; ses photos semblent respirer la mer, la lumière, et la vie.
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