| ML15 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 24 mars 2024
dimanche 17 mars 2024
![]() |
| Albert Edelfelt - Parisienne (1885) |
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre finlandais Albert Edelfelt (1854-1905), l’un des grands représentants de la peinture finlandaise de la fin du XIXᵉ siècle. Formé à Paris à l’École des Beaux-Arts et dans l’atelier de Jean-Léon Gérôme à partir de 1874, il y fréquente notamment John Singer Sargent (voir juil. 2010 et oct. 2014) et Henri Gervex (voir mai 2016).
Son œuvre porte la marque du naturalisme de Jules-Bastien Lepage et de la modernité européenne qu’il découvre alors, même s’il reste réservé face à l’impressionnisme.
![]() |
| A.E. - La parisienne, Virginie (1883) |
Portraitiste recherché – il peint notamment Louis Pasteur et des membres de la famille impériale russe –, il est aussi l’auteur de scènes historiques, de paysages et de tableaux plus intimes consacrés à la Finlande. Très attaché à son pays et à son autonomie face à la Russie, Edelfelt participe à l’émergence d’une identité artistique finlandaise, sans jamais renoncer au dialogue avec l’Europe.
J’aime beaucoup ces deux portraits, pour la composition et la finesse des détails, bien sûr, mais aussi et peut-être surtout pour cette impression de spontanéité, comme si la peinture avait su préserver quelque chose de la vie de ses modèles.
dimanche 10 mars 2024
![]() |
| M.C. - Emma Dougherty (1942) |
La veillée du dimanche. Au lendemain de la Journée internationale des femmes, voici deux clichés de l'américaine Marjory Collins (1912-1985).
Elle se décrivait elle-même comme une « rebel looking for a cause » et a commencé sa carrière de photojournaliste dans les années 1930 à New York. Installée à Greenwich Village en 1935, elle suit de manière informelle l’enseignement de Ralph Steiner et assiste aux conférences de la Photo League, avant de rejoindre à la fin de la décennie la liste des photographes de la fameuse Farm Security Administration (FSA).
Elle se décrivait elle-même comme une « rebel looking for a cause » et a commencé sa carrière de photojournaliste dans les années 1930 à New York. Installée à Greenwich Village en 1935, elle suit de manière informelle l’enseignement de Ralph Steiner et assiste aux conférences de la Photo League, avant de rejoindre à la fin de la décennie la liste des photographes de la fameuse Farm Security Administration (FSA).
En 1941, elle intègre l’équipe de Roy Stryker au US Office of War Information, où elle documente la vie des Américains et leur engagement dans l'effort de guerre. Après 1945, elle poursuit son travail comme photographe indépendante avant de s'engager, à partir des années 1960, contre la guerre du Vietnam, pour les droits civiques et les mouvements féministes.
Contrainte de prendre sa retraite du Journal of Public Health, elle crée et anime de 1971 à 1976 le journal féministe Prime Time.
Ce qui m'attire chez Marjory Collins, c'est son regard curieux, libre et toujours humain, qui préfère l'authenticité d'une situation à la séduction d'une image. « I was freed of the whims of publicity men wanting posed leg art », écrivait-elle. Cette exigence ne faisait pas toujours l'unanimité : son collègue Alfred Palmer lui reprochait de montrer parfois " the seamy side of life ", « l'envers du décor ». Même au sein de l'Office of War Information, chargé pendant la guerre de promouvoir une image positive des États-Unis, elle ne renonçait pas à montrer les difficultés et les sacrifices. C'est sans doute aussi ce qui donne aujourd'hui toute leur force à ses clichés.
dimanche 3 mars 2024
![]() |
| A.A. - Paysage d'hiver (1873) |
La veillée du dimanche. Voici deux autres œuvres d'Anders Andersen-Lundby, déjà présenté ici en décembre 2018 avec deux paysages d'hiver.
Le paysage reste omniprésent, mais les figures humaines introduisent une dimension narrative qui me plaît beaucoup ; j'aime, au-delà de la beauté d'une œuvre, ce qu'elle me laisse entrevoir d'une époque et d'une manière de vivre.
C'est sans doute la même raison qui me fait aimer la photographie de rue et la photographie documentaire : pour ce que les images racontent d'une époque, d'une société et de ceux qui y vivent.
![]() |
| A.A. - Route hivernale (1883) |
Dans Paysage d'hiver (1873), un homme s'est arrêté devant un portail où l'attend quelqu’un. Une visite ordinaire, une simple conversation peut-être. Dans Route hivernale, des attelages passent devant une ferme – ou la quittent ; des cavaliers à l'arrêt échangent quelques mots sur la route détrempée.
Rien d'exceptionnel, rien de spectaculaire, aucune dramaturgie... Pourtant, on se surprend à vouloir connaître la vie de ces gens, à imaginer d'où ils viennent, où ils vont, quelle est leur histoire.
Avec leurs ciels bas, leurs plaines enneigées et leurs lumières froides, les peintures d' Andersen-Lundby expriment une forme de beauté à la fois mélancolique et sereine ; elles comptent pour moi parmi les plus belles évocations de la nature nordique.
Inscription à :
Articles (Atom)
A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samo...
-
Jaime Zapata - El encuentro (2007) Une image et des mots. " El Encuentro " est une huile sur toile du peintre équatorien Jaim...
-
Fresque, monastère de Decani (14e) Une image et des mots. L'image, c'est un détail d'une fresque du 14e siècle représentant la ...
-
A. Cecioni - Les brodeuses (1866) La veillée du dimanche. Deux œuvres de l'italien Adriano Cecioni (1836-1886), originaire de la région...
.jpg)
%201883.jpg)


.jpg)
