| DG6 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
samedi 27 novembre 2021
dimanche 21 novembre 2021
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| Eugenia Loli - The other side |
La veillée du dimanche. Je me rends compte que je n’ai, curieusement, encore jamais accordé ici de place au collage, une forme d’expression que j’aime pourtant depuis longtemps – depuis que je l’ai découverte, adolescent, avec Jacques Prévert.
En voici donc deux, signés de l’artiste grecque Eugenia Loli (b.1973), déjà présentée ici en mai 2015 et en mars 2016.
Ancienne professionnelle de l’industrie technologique installée en Californie, Eugenia Loli s’est tournée vers le collage, où elle s’est rapidement fait connaître par ses compositions surréalistes et rétro-futuristes.
À partir d’images trouvées dans des magazines, des livres anciens ou des photographies d’archives – visages souriants des années 1950, décors de science-fiction, fragments de culture populaire – elle crée des associations inattendues où le familier bascule doucement vers l’étrange. Ses collages ne racontent pas vraiment des histoires ; ils ouvrent plutôt des espaces où le rêve, l’humour et l’absurde viennent déplacer notre regard sur des images que nous croyions connaître.
Le premier collage appartient à la série Reportaz, le second à Oh, l’amour !
dimanche 14 novembre 2021
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| René Maltête - La majorité |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe français René Maltête (1930-2000).
Né à Lamballe en Bretagne, il découvre la photographie dès l’adolescence, mais c’est à Paris qu’il trouve sa voie, d’abord comme assistant dans le cinéma auprès de Jacques Tati et de Claude Barma, avant de se tourner définitivement vers l’image fixe.
Il commence à photographier sérieusement (si on peut dire) à partir des années 1950, avec un style bien à lui : des scènes ordinaires traversées par un détail inattendu, un décalage.
Rien de spectaculaire, il capte juste avec finesse l’humour discret des situations humaines. René Maltête regarde le monde avec malice ; il suffit d'un léger décalage pour en révéler l'incongru.
« Il est important de masser le cœur du monde, son épiderme est en défloraison. »
En 1960 paraît Paris des rues et des chansons, où ses photographies dialoguent avec des textes de Jacques Prévert, Boris Vian, Georges Brassens, Charles Trenet ou Pierre Mac Orlan. Un compagnonnage qui lui ressemble.
dimanche 7 novembre 2021
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| T.B. Kennington - Orphans (1885) |
Les deux tableaux présentés ici, Orphans et Homeless, en sont des exemples particulièrement représentatifs. Homeless en particulier, où une femme protège son enfant dans le froid de la rue, est devenu l'une des images les plus emblématiques de cette peinture sociale anglaise. Mais ses tableaux ne cherchent pas le misérabilisme. Ils donnent à leurs personnages une présence, une dignité, qui expliquent sans doute pourquoi ils continuent de nous toucher aujourd'hui.
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