| OE2 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 22 août 2021
dimanche 15 août 2021
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| J. Nachtwey - Kaboul, Afghanistan (1996) |
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe de guerre américain James Nachtwey (b.1948). Depuis plus de quarante ans, il photographie les guerres, les famines, les génocides et les catastrophes humanitaires aux quatre coins du monde.
James Natchwey donne à voir l'insupportable avec des photos magnifiques : une femme pleurant son frère tué par les talibans lors du siège de Kaboul en 1996 ; une silhouette errant dans les ruines du quartier des affaires de la capitale afghane après les combats Des images qui ne cherchent pas le spectaculaire, mais plutôt la trace laissée par la violence dans les vies ordinaires.
Membre de Magnum Photos puis fondateur de l'agence VII, Nachtwey s'inscrit dans la tradition du grand photojournalisme humaniste. Toute son œuvre est traversée par une question essentielle : comment montrer l'horreur sans la transformer en spectacle ? Derrière chaque photographie, il y a d'abord une souffrance humaine.
« I hope my archive will inspire future generations to approach the world with the same global perspective and concern for human dignity and social justice that I have sought to convey through my work. »
dimanche 8 août 2021
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| A.D. - Communication breakdown |
Depuis l’enfance, Devereux est fasciné par l’imagerie rétro et l’Americana d’après-guerre : stations-service désaffectées, enseignes lumineuses, gares de triage et dépôts ferroviaires. Il ne peint pas des monuments, mais ces lieux ordinaires qui portent en eux une histoire : celle d’un pays bâti sur la vitesse, la consommation et le rêve industriel, puis peu à peu transformé par le temps. De la crudité des néons à la douceur électrique du crépuscule, les images d'Alex Devereux jouent avec la lumière pour faire apparaître dans ces paysages délaissés quelque chose qui dépasse la simple nostalgie.
samedi 7 août 2021
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| F. Bimmer - Clown Army, Rostock, Germany (2007) |
Une image et des mots. Un cliché de Fabian Bimmer, pris lors du sommet du G8 à Rostock le 2 juin 2007. Les mots que j'ai choisis pour aller avec sont extraits de l'ouvrage de Georg Simmel, Philosophie de la mode, paru chez Allia en 2013.
Celui qui, par sa toilette ou ses manières d'être, adopte délibérément le contre-pied de la mode accède lui aussi au sentiment d'individualisation qui s'y attache. Mais c'est alors au moyen d'une pure négation de l'exemple social, et non pas en raison d'une qualification individuelle. Si être à la mode consiste à imiter l'exemple social, la refuser intentionnellement revient à inverser cette imitation, ce qui ne témoigne pas moins du pouvoir des tendances sociales dont, d'une manière ou d'une autre, positivement ou négativement, nous sommes toujours dépendants. La victime de la mode et celui qui s'y oppose intentionnellement s'emparent tous deux d'un contenu, et ne diffèrent que par la forme qu'ils donnent à ce contenu : le premier celle de la surenchère, le second celle de la négation.
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