In girum imus nocte et consumimur igni

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dimanche 15 août 2021

J. Nachtwey - Kaboul, Afghanistan (1996)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photographe de guerre américain James Nachtwey (b.1948). Depuis plus de quarante ans, il photographie les guerres, les famines, les génocides et les catastrophes humanitaires aux quatre coins du monde. 
James Nachtwey donne à voir l'insupportable avec des images d'une grande beauté.
À Kaboul, en 1996, une femme pleure son frère tué par une roquette talibane. Dans une autre photographie prise après les combats, une silhouette avance dans les ruines de la ville. Deux images différentes, mais qui toutes deux racontent la guerre sans montrer les combats.
J.N. - Kaboul, Afghanistan (1996)

Nachtwey a été membre de Magnum Photos avant de participer à la création de l'agence VII. Son travail est animé par une volonté simple : montrer l'horreur sans en faire un spectacle.
« I hope my archive will inspire future generations to approach the world with the same global perspective and concern for human dignity and social justice that I have sought to convey through my work. »
 © Veilleur de Nuit – 2021

dimanche 24 février 2019

D. E. -  Laith Majid, réfugié irakien (2015)
La veillée du dimanche. Deux clichés du photojournaliste allemand Daniel Etter (b.1980), diplômé en sciences politiques et lauréat du Prix Pulitzer.
Sur le premier cliché, Laith Majid, un réfugié irakien fuyant Bagdad, éclate en sanglots en arrivant sur l'île grecque de Kos, en serrant dans ses bras son fils Taha et sa fille Nour.

D.E. - Migrantes nigériennes (2016)
Sur le second, deux migrantes nigérianes apparaissent dans un centre de détention pour réfugiés à Surman, en Libye, où sont détenues dans des conditions précaires des centaines de femmes ayant tenté de rejoindre l'Europe par la Méditerranée.
Daniel Etter commence sa carrière en 2010, d'abord en documentant notamment les inégalités sociales en Inde, avant de se tourner vers les conflits et les crises humanitaires au Moyen-Orient et en Afrique. Ces deux photographies montrent ce qui est au cœur de son travail : moins les événements eux-mêmes que ceux qui les vivent.
« En 2001, j'ai vu le documentaire War Photographer consacré à James Nachtwey. J'avais alors vingt ans, et ce film m'a profondément marqué. J'ai compris à ce moment-là que c'était ce métier que je voulais exercer. »
 © Veilleur de Nuit – 2019

E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...