In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 7 août 2021

F. Bimmer - Clown Army, Rostock, Germany (2007)

Une image et des mots. Un cliché de Fabian Bimmer, pris lors du sommet du G8 à Rostock le 2 juin 2007. Les mots que j'ai choisis pour aller avec sont extraits de l'ouvrage de Georg Simmel, Philosophie de la mode, paru chez Allia en 2013.

Celui qui, par sa toilette ou ses manières d'être, adopte délibérément le contre-pied de la mode accède lui aussi au sentiment d'individualisation qui s'y attache. Mais c'est alors au moyen d'une pure négation de l'exemple social, et non pas en raison d'une qualification individuelle. Si être à la mode consiste à imiter l'exemple social, la refuser intentionnellement revient à inverser cette imitation, ce qui ne témoigne pas moins du pouvoir des tendances sociales dont, d'une manière ou d'une autre, positivement ou négativement, nous sommes toujours dépendants. La victime de la mode et celui qui s'y oppose intentionnellement s'emparent tous deux d'un contenu, et ne diffèrent que par la forme qu'ils donnent à ce contenu : le premier celle de la surenchère, le second celle de la négation.

CH2

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dimanche 1 août 2021

S.Vinogradov - Rêves d'été

La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre russe Sergueï Arsenievitch Vinogradov (1869-1938). Formé à l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou auprès de Sorokine, Makovski et Polenov (voir sept.2015), puis à Saint-Pétersbourg, Vinogradov devient membre des Ambulants, ce mouvement réaliste attaché à représenter le quotidien du peuple russe. Il participe ensuite à la fondation de l'Union des artistes russes en 1903, avant de s'installer à Riga où il enseignera jusqu'à sa mort.

S.V. - Jour d'été en Crimée (1917)
Voici deux tableaux que j'aime beaucoup : leur composition, leurs couleurs, leur lumière, et surtout cette manière qu'ils ont de laisser deviner une vie intérieure. Deux jeunes femmes dont nous ne connaîtrons jamais le visage. La première a-t-elle levé les yeux de sa lecture pour s'abandonner au monde qu'elle révèle ?
Et la seconde, sur quel lointain porte-t-elle son regard ? 
« Chaque jour on regardait ça, disait Duras ; la mer écrite. »

LB4
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dimanche 25 juillet 2021

E. Peterssen - Soleil, Kalvøya (1891)
La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre norvégien Eilif Peterssen (1852-1928). Formé à Oslo, Copenhague puis Munich, Peterssen appartient d'abord à cette génération d'artistes nordiques formés dans les académies allemandes. Mais il va bientôt tourner le dos à cette peinture aux tonalités souvent sombres pour regarder autrement le monde qui l'entoure : des paysages, des scènes quotidiennes, des instants saisis dans leur simplicité.
E. P. - Nuit d'été (1886)

À partir de 1879, après un voyage en compagnie de Peder Severin Krøyer, il rejoint les peintres de l'école de Skagen, sur laquelle je reviendrai.
Ils y célèbrent la vie quotidienne, les paysages marins, les pêcheurs et les longues soirées d'été, loin des sujets historiques et des conventions académiques.
VS1

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A.N. Samokhvalov - Blue twilight (1960) La veillée du dimanche. Deux oeuvres du peintre et illustrateur russe Alexander Nikolaevich Samo...