| RH1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 4 avril 2021
samedi 3 avril 2021
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| (A/U) |
Je l'associerai à quelques mots du chantre du Gai savoir, Nietzsche, extraits du Voyageur et son ombre (1879) :
Il y a un mépris hypocrite de toutes les choses qu’en fait les hommes regardent comme les plus importantes, de toutes les choses prochaines.
On dit, par exemple : « On ne mange que pour vivre »,– mensonge exécrable, comme celui qui parle de la procréation des enfants comme du dessein propre de toute volupté.
Au rebours, la grande estime des « choses importantes » n’est presque jamais entièrement vraie : quoique les prêtres et les métaphysiciens nous aient accoutumés en ces matières à un langage hypocritement exagéré, ils n’ont pas réussi à changer le sentiment qui n’attribue pas à ces choses importantes autant d’importance qu’à ces choses prochaines méprisées.
[…..] Socrate déjà se mettait de toutes ses forces en garde contre cette orgueilleuse négligence de l’humain au profit de l’homme, et aimait, par une citation d’Homère, à rappeler les limites et l’objet véritable de tout soin et de toute réflexion :
« C’est, disait-il, et c’est seulement ce qui chez moi m’arrive en bien et en mal ».
Épicure, l’homme qui calma les âmes de l’antiquité finissante, eut cette vue admirable, si rare à rencontrer aujourd’hui encore, que, pour le repos de la conscience, la solution des problèmes théoriques derniers extrêmes n’est pas du tout nécessaire.
Il y a un mépris hypocrite de toutes les choses qu’en fait les hommes regardent comme les plus importantes, de toutes les choses prochaines.
On dit, par exemple : « On ne mange que pour vivre »,– mensonge exécrable, comme celui qui parle de la procréation des enfants comme du dessein propre de toute volupté.
Au rebours, la grande estime des « choses importantes » n’est presque jamais entièrement vraie : quoique les prêtres et les métaphysiciens nous aient accoutumés en ces matières à un langage hypocritement exagéré, ils n’ont pas réussi à changer le sentiment qui n’attribue pas à ces choses importantes autant d’importance qu’à ces choses prochaines méprisées.
[…..] Socrate déjà se mettait de toutes ses forces en garde contre cette orgueilleuse négligence de l’humain au profit de l’homme, et aimait, par une citation d’Homère, à rappeler les limites et l’objet véritable de tout soin et de toute réflexion :
« C’est, disait-il, et c’est seulement ce qui chez moi m’arrive en bien et en mal ».
Épicure, l’homme qui calma les âmes de l’antiquité finissante, eut cette vue admirable, si rare à rencontrer aujourd’hui encore, que, pour le repos de la conscience, la solution des problèmes théoriques derniers extrêmes n’est pas du tout nécessaire.
dimanche 28 mars 2021
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| Y. Kurnosov - Portrait 1 |
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés du russe Yura Kurnosov, dont je ne sais pas encore grand chose sinon qu'il vit à Moscou, et qu'il cite Richard Avedon et Irving Penn parmi ses principales influences.
Je l'ai découvert par hasard avec quelques natures mortes aussitôt archivées, mais ce sont surtout ses portraits que j'apprécie particulièrement.
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| Y. Kurnosov - Portrait 2 |
Ses modèles ne sont pas professionnels, ce sont des gens ordinaires chez qui - loin des standards du glamour -, les attitudes, le visage, le regard, dégagent une beauté singulière et nous font partager - ou peut-être imaginer, peu importe finalement -, un vécu d'une saisissante densité. "Voir le visage, c'est parler du monde", dit Emmanuel Levinas.
dimanche 21 mars 2021
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| Wout Schram Femme assise à la fenêtre (1928) |
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre néo-réaliste hollandais Wout Schram (1895-1987), formé à la Rijkacademie d'Amsterdam et déjà présenté ici en mai 2019. Après la Seconde Guerre mondiale, il délaisse peu à peu la nature morte pour se consacrer au portrait, cherchant à traduire non la ressemblance, mais surtout la vie intérieure de ses modèles.
De ses portraits, souvent baignés d’une lumière douce et équilibrée, se dégage une atmosphère de calme et de sérénité.
Ils deviennent un espace de réflexion et d’intimité, comme une pause méditative dans la confusion de la vie quotidienne ; sans doute - en partie en tous cas - grâce à l’élégante simplicité de son style.
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