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| SM1 |
In girum imus nocte et consumimur igni
eiπ + 1 = 0
dimanche 10 janvier 2021
dimanche 3 janvier 2021
| Richard Prince - Untitled Cowboy |
Ces deux clichés figurent, avec d'autres – ceux de Cindy Sherman notamment –, parmi les photographies les plus chères jamais vendues.
La première, Untitled (Cowboy) de Richard Prince, a été acquise en 2008 pour 3,4 millions de dollars chez Sotheby’s à New York. C’est une photographie d’une photographie : Richard Prince a simplement photographié une publicité Marlboro publiée dans un numéro du magazine Time, donnant à cette démarche le nom de "rephotography". L'auteur de l'image originale, rémunéré quelques centaines de dollars à l'époque, a tenté un procès, mais en vain.
Le second cliché est d'Andreas Gursky. Après avoir déjà dépassé plusieurs fois les 3 millions de dollars avec 99 Cents (voir publication d'octobre 2011), il bat en 2011 le record de la photographie la plus chère vendue aux enchères avec Rhein II, adjugée 4,3 millions de dollars chez Christie’s à New York. La photographie, prise en 1999, a été largement retravaillée numériquement : Gursky a notamment supprimé plusieurs éléments du paysage pour obtenir cette image presque abstraite du Rhin.
Deux œuvres qui, si elles ne nous apportent aucune réponse sur la nature de l'art, en disent long sur celle de son marché – et peut-être, plus largement, sur celle de notre monde.
Quant au Phantom de Peter Lik, ICI, il se serait vendu pour 6,5 millions de dollars.
© Veilleur de Nuit – 2021
samedi 2 janvier 2021
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| Anon. - BHL à Vilnius (2020) |
"Vanité des vanités, dit Qohélet ; vanité des vanités, tout est vanité. [...] Le vent part au midi, tourne au nord, il tourne, tourne et va, et sur son parcours retourne le vent. [...] Moi, Qohélet, j'ai été roi d'Israël à Jérusalem. [...] J'ai regardé toutes les oeuvres qui se font sous le soleil :
Eh bien, tout est vanité et poursuite de vent !"
Un grand homme ...
J'ignore qui est l'auteur de ce cliché intéressant, pris le 19 août 2020 à Vilnius, et où l'on surprend BHL qui se hisse sur la pointe des pieds pour dominer de la tête et des épaules ses amis Kurdes. Les mots pour l'accompagner sont de La Bruyère, extraits des Caractères (1688).
Théognis est recherché dans son ajustement, et il sort paré comme une femme ; il n'est pas hors de sa maison, qu'il a déjà ajusté ses yeux et son visage, afin que ce soit une chose faite quand il sera dans le public, qu'il y paraisse tout concerté, que ceux qui passent le trouvent déjà gracieux et leur souriant, et que nul ne lui échappe. Marche-t-il dans les salles, il se tourne à droite, où il y a grand monde, et à gauche, où il n'y a personne ; il salue ceux qui y sont et ceux qui n'y sont pas. Il embrasse un homme qu'il trouve sous sa main, il lui presse la tête contre sa poitrine ; il demande ensuite qui est celui qu'il a embrassé. [.....]
vendredi 1 janvier 2021
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