In girum imus nocte et consumimur igni

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samedi 5 décembre 2020

Slava et sa troupe (1993)
Une image et des mots. L'image est extraite du spectacle du formidable Slava.
Sans penser à une oeuvre en particulier, elle m'a immédiatement évoqué, assez logiquement sans doute, l'univers de Beckett.
Puis je me suis souvenu d'un livre d'Émile Faguet paru en 1910 sous le titre Le culte de l'incompétence et dont voici un court extrait:.

Quels seraient donc les remèdes que l'on pourrait apporter à cette maladie moderne, le culte de l'incompétence intellectuelle, le culte de l'incompétence morale ? [....]
On pense bien que je n'en vois aucun, puisque nous avons affaire à un mal qui ne peut être guéri que par lui-même, et à un mal qui se chérit ".

MB2
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dimanche 29 novembre 2020

Jozef Israëls

Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre hollandais Jozef Israëls (1824-1911), père d'Isaac Israëls, présenté ici en novembre 2015.
Il est l'une des figures majeures de l'École de La Haye, courant réaliste néerlandais du XIXᵉ siècle, influencé notamment par Corot et l'École de Barbizon. Comme Jean-François Millet, auquel il est souvent comparé, il s'intéressa aux vies simples : pêcheurs, paysans, familles modestes du quartier juif d'Amsterdam. Ses tableaux témoignent d'une attention profonde aux difficultés du quotidien et à la dignité de ceux qu'il représente, dans une palette sombre dans une palette sombre traversée par la mélancolie.

Jozef Israëls - Jeune fille cousant
Formé à Amsterdam et à Paris, où il arrive en 1845 et suit l'enseignement du peintre néo-classique François-Édouard Picot, Israëls commence sa carrière par des scènes historiques romantiques. C'est après un séjour dans un village de pêcheurs qu'il se tourne vers des thèmes plus réalistes, et des œuvres célèbres comme L'orphelin et À la tombée du jour témoignent de son talent pour saisir les expressions, les gestes et les émotions d'existences ordinaires, modestes et parfois difficiles..

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dimanche 22 novembre 2020

B. Barbey - Portugal (1993)
Le vide-grenier du dimanche. Deux clichés de Bruno Barbey (1941-2020), déjà présenté ici en août 2012, et disparu le 9 de ce mois à l'âge de 79 ans. C'est en 1964 qu'il rejoint l'agence Magnum, dont il devient président de 1992 à 1995.
Après une formation aux arts visuels à Vevey, en Suisse, Bruno Barbey parcourt le monde pendant plus d'un demi-siècle. Il couvre de nombreux conflits, mais aussi les sociétés, les cultures et les bouleversements de son époque.

B.B. - Koweit (1990)
Dès les années 1960, il fait le choix de la photographie couleur, alors encore peu reconnue dans le photojournalisme. Au Brésil, en 1966, elle devient pour lui un véritable langage ; il l'utilisera ensuite avec une grande maîtrise dans ses reportages au Maroc, en Chine ou en Italie, où les couleurs, les lumières et les paysages racontent autant que les événements eux-mêmes.
Ses images ne cherchent jamais seulement l'événement : elles s'attachent aux gestes, aux regards, aux lieux, à tout ce qui dit une époque. Chez Bruno Barbey, l'histoire se lit souvent dans les détails – une rue, une foule, un visage, une couleur – comme autant de fragments d'une époque qu'il s'attache à préserver. Il photographie, dit-il, pour « documenter pour la postérité ».

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