In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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samedi 18 juillet 2020

M.Stomer - Jeune homme lisant à la chandelle (c.1640)
Une image et des mots. Matthias Stom ou Stomer (1589-1650), peintre du siècle d'or néerlandais, maître du chiaroscuro,  est un des représentants majeurs du courant caravagesque de l'École d'Utrecht. principalement incarné par Abraham Bloemaert.
Les mots auxquels j'ai pensé devant ce tableau sont de Machiavel (1469-1527) à propos de la lecture, extraits de Lettres familières.

"Le soir venu, je rentre à la maison et j'entre dans mon cabinet. Sur le seuil, je me dépouille de mon vêtement de tous les jours, couvert de fange et de boue, et je mets des habits de cour. Décemment habillé, j'entre dans les cours antiques des hommes de l'Antiquité : là, aimablement accueilli par eux, je me nourris de l'aliment qui par excellence est le mien, et pour lequel je suis né."
SK1

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dimanche 12 juillet 2020

A. Leibovitz - Elisabeth II à Buckingham (2007)
La veillée du dimanche. Deux œuvres de la photographe américaine Annie Leibovitz (b.1949), l’une des grandes portraitistes contemporaines. Elle débute au début des années 1970 pour Rolling Stone, où elle se fait rapidement remarquer par ses portraits très construits, mais qui savent aussi laisser une place à l’intimité. On se souvient notamment de son célèbre cliché de John Lennon nu enlacé à Yoko Ono, pris quelques heures avant son assassinat.

A.L. - Keith Richards
Plus tard, à Vanity Fair, elle signe des images restées dans les mémoires : Whoopi Goldberg dans un bain de lait, Demi Moore enceinte et nue, ou encore la reine Elizabeth II.
Son style, immédiatement reconnaissable, associe un éclairage très construit à une véritable mise en scène. Rembrandtish, dira Keith Richards.
Et pour le tournage de la séance photo de Richards pour Vuitton, c'est ICI
 © Veilleur de Nuit – 2020

MJ1

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dimanche 5 juillet 2020

W.B. Bruce - Maison de Ville Valgren
La veillée du dimanche. Deux œuvres de William Blair Bruce (1859-1906), considéré comme l'un des pionniers de l'impressionnisme au Canada.
Né à Hamilton, en Ontario, il étudie d'abord l'architecture avant de se tourner vers la peinture.
En 1881, il part pour Paris et s'inscrit à l'Académie Julian, où Bouguereau et Tony Robert-Fleury lui enseignent les bases de la peinture académique. Mais c'est surtout à Barbizon, puis à Giverny, qu’il va trouver sa voie. À Giverny, il se lie avec le peintre américain Theodore Robinson (voir octobre 2008), proche de Claude Monet et l'un des premiers artistes américains à adopter l'impressionnisme.
Cette rencontre joue un rôle déterminant dans son évolution. À partir de là, sa peinture change peu à peu : la lumière prend davantage de place, et l’influence de l’impressionnisme devient évidente dans ses paysages et ses marines.

W.B. Bruce - Mirror of the moon
(1906)
En 1885, alors qu'il décide de rentrer au Canada pour se remettre d'une période de grande fatigue, le navire qui transporte environ deux cents de ses tableaux vers Toronto, Hamilton et Londres sombre au large de l'île d'Anticosti, dans le golfe du Saint-Laurent. Toutes les œuvres sont perdues.
Il retourne finalement en France en 1886 et s'installe l'année suivante à Giverny. Ses séjours en France puis en Scandinavie, où il épouse la sculptrice suédoise Carolina Benedicks, vont durablement marquer son œuvre.
Malgré une carrière prometteuse, Bruce traverse des périodes de profond découragement et meurt prématurément en Suède en 1906, à seulement 47 ans.
Son œuvre est aujourd'hui mieux connue, notamment grâce au Musée des beaux-arts de Hamilton, dont la première exposition, en 1914, fut consacrée à Bruce et qui conserve encore un important ensemble de ses tableaux.
 © Veilleur de Nuit – 2020
HP7

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E.L. - Les travaux aux champs (1918) La veillée du dimanche. Deux œuvres du peintre belge Eugène Laermans (1864-1940). J’ai eu plusieurs fo...