In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 6 octobre 2019

A. Tofanelli - The swamp house (2018)
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres de l'italien Alessandro Tofanelli (b.1959). Il étudie à la Brera Art Academy de Milan, avant de travailler comme illustrateur pour plusieurs magazines et revues.
De ses paysages silencieux et intemporels, souvent baignés d’une lumière douce, presque irréelle, et presque toujours dépourvus de présence humaine, se dégage un profond sentiment de tranquillité. Il est difficile d’imaginer, derrière la fenêtre éclairée de cette maison dans les marais, autre chose qu’une occupation paisible.

A.T. - Quel che sembra (2018)
Ce qu'Alessandro Tofanelli semble peindre, ce sont des lieux d'où s'observe le passage du temps, qui donnent envie de se souvenir de ce que l’on ne voudrait pas perdre.
Parallèlement à la peinture, Tofanelli s’illustre dans la photographie et le cinéma, avec cette même recherche d’équilibre entre réalité et contemplation. On retrouve dans ses films documentaires le même regard sensible sur le monde et les transformations du paysage : son deuxième long métrage, "Le secret des arbres", qu'il a terminé en 2012, a été récompensé du prix Monicelli de Viareggio Europacinema.
KH1
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samedi 5 octobre 2019

Bec Hudson - Still life
Une image et des mots. L'image, c'est une belle nature morte par la photographe australienne Bec Hudson.
Les mots sont extraits d'un petit livre aussi inclassable qu'attachant, recueil de recettes mais pas seulement, de la femme de lettres américaine M.F.K. Fisher (1908-1992), publié en 1941 : Biographie sentimentale de l'huître.

« Cicéron mangeait des huîtres pour nourrir son éloquence, et les anciens usaient de ce mollusque avec un esprit plein de sang-froid qui combinait de façon étonnante gastronomie et hygiène pure.
Bien avant le XVe siècle de notre ère, les hommes consommaient des huîtres et d’autres créatures marines pour stimuler leur intellect. Il faut savoir cependant, qu’après 1461, le roi Louis XI rendit obligatoire, en tous cas pour le groupe de grands hommes qu’il avait réuni autour de sa personne au cours de son règne fabuleux, l’ingestion quotidienne d’une quantité prescrite de cette commode source de phosphore.
Les professeurs – ainsi raisonnait le roi Louis – devaient être le plus intelligents possible, puisqu’ils le représentaient, lui, « le roi terrible » ; il veillait donc à n’être point déçu par eux. Une fois l’an, bon gré mal gré, ils se voyaient servir sur ordre du roi un dîner au cours duquel ils étaient tenus de manger des huîtres, et d’en manger en quantité prodigieuse. Cela pour les rendre infiniment brillants et, une fois ce résultat obtenu, pour qu’ils le restassent !
».
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dimanche 29 septembre 2019

J. Constable - Wivenhoe Park, Essex (1816)

Le vide-grenier du dimanche. Deux autres toiles de John Constable (1776-1837), peintre des nuages, après celles du mois d'octobre 2013.
« The landscape painter, disait Constable, must walk in the fields with a humble mind. No arrogant man was ever permitted to see Nature in all her beauty. »

J. C. - The gleaners (1824)
J'aime beaucoup le premier tableau, conservé à la National Gallery de Washington, bien que la taille des cygnes (ou celle des vaches, en tout cas leur proportion respective) m'ait toujours laissé un peu perplexe. Il donne à voir le parc Wivenhoe, situé sur la Colne à Colchester, une jolie ville du comté de l'Essex, qui fut la première capitale romaine de la Britannia
Le second me touche peut-être davantage encore ; impossible pour moi de le regarder sans penser au beau documentaire d'Agnès Varda, Les Glaneurs et la Glaneuse. Ce tableau est conservé à la Tate de Londres., Les glaneurs et la glaneuse. Ce tableau est conservé à la Tate de Londres.

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Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...