In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
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dimanche 8 janvier 2017

A. Kuhn - Two figures at a table
Le vide-grenier du dimanche. Deux oeuvres du peintre polonais Andrzej Kuhn (1929-2014), qui revendique Chagall, Klee et Beardsley parmi ses sources d’inspiration, et dont l’univers pictural semble guidé par l’instinct et le plaisir de peindre.
En 1940, dans le contexte de la guerre et des déplacements de population, son père est emprisonné et Andrzej Kuhn est déporté au Kazakhstan avec sa mère et sa sœur. Sa mère meurt dans un camp de travail, et les enfants sont ensuite placés dans un orphelinat. Kuhn arrive en Angleterre en 1947. Après six années de service dans la marine marchande, il obtient une bourse à la Chelsea School of Art de Londres.

A. K. - Fishermen with moon (1970)
Le monde imaginaire et lyrique qui caractérise son œuvre trouve en partie ses racines dans cette enfance marquée par l’exil, mais aussi dans les images modestes qui l’ont accompagné : illustrations de contes, livres pour enfants, timbres-poste – autant de fragments visuels qui lui ont servi de refuge.
« Pour moi, peindre est comme un voyage dans un monde inconnu… Dans ces contrées lointaines, je rencontre des gens étranges, des créatures imaginaires : des poètes, des violonistes, des marins et des vagabonds. »
GO1
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samedi 7 janvier 2017

Uvan Kuzmin - Black skimmer
Une image et des mots...  L'image, du photographe et vidéaste Ivan Kuzmin,  c'est celle du bec-en-ciseaux (Black skimmer pour les anglo-saxons, et Pico de tijeretas ou Rayador pour les hispanophones), qui est un de mes oiseaux préférés. Ce n'est pas le seul bien sûr; la poule-au-pot en fait elle aussi partie, mais son vol est moins gracieux. Car c'est le vol de cet oiseau aquatique qui est fascinant, surtout lorsqu'il ralentit son allure et qu'il semble comme suspendu dans le mouvement ascendant et descendant de ses longues ailes souples.
Il fait alors penser à ces oiseaux de balsa vendus dans les boutiques d'objets exotiques et aux ailes desquels, après les avoir accrochés, on imprime un lent mouvement plein de grâce élastique.
Je n'ai malheureusement pas su trouver sur YouTube des images qui rendent justice à l'élégance de ce merveilleux oiseau que l'on rencontre en Afrique, en Asie, et dans les Amériques, surtout (mais pas seulement) dans les régions tropicale et subtropicale, au-dessus des rivières d'où il tire sa subsistance.
Les mots pour aller avec sont extraits du Bestiaire (1971) du grand Alexandre Vialatte.
"L'oiseau a quelque chose d'étrange. Il fait des choses extraordinaires: l'urubu nettoie les poubelles, l'agami surveille les poulets, le gypaète est barbu, l'albatros pond des oeufs dont le petit bout est aussi gros que l'autre (et l'autre aussi petit que le premier), la huppe pupule, le héron gargouille, le milan hune et le rhinocéros barète (encore n'est-ce pas un véritable oiseau). Tout cela finit par inquiéter."
TC3

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Peter Turnley - New York (2013) Une image et des mots. Un cliché du photographe américain Peter Turnley, et quelques vers d'Emma Lazaru...